La Chine, "nouvelle frontière" de la France, selon Royal

le 09 janvier 2007 à 07h20 , mis à jour le 09 janvier 2007 à 08h58

La candidate socialiste prône une politique nouvelle avec le géant asiatique.

Conférence de presse deSégolène Royal à Pékin Conférence de presse de Ségolène Royal à Pékin © TF1/LCI

"Si je suis élue, c'est l'un des premiers pays où je reviendrai parce que les enjeux sont tout à fait considérables pour l'émergence des coopérations économiques", a déclaré Ségolène Royal, mardi à Pekin, au dernier jour de sa visite. Selon elle, "la Chine est en quelque sorte notre nouvelle frontière, il faut surmonter les craintes, maîtriser la mondialisation, imposer des règles communes et défendre une nouvelle forme de développement".

Elle a jugé que la Chine "s'investit avec courage" dans cette nouvelle forme de développement. "Très peu de pays en développement ont pris conscience de façon aussi aiguë de la nécessité de changer les conditions de la croissance", a-t-elle estimé. "C'est d'ici que viendra la survie et l'invention du nouveau modèle de développement", celui du "développement durable", a déclaré la candidate, "c'est notamment avec la Chine qu'il faut tracer des voies pour l'avenir". Si la Chine réussit à maîtriser son développement", cela influera sur "la totalité des pays émergents". "Si la Chine se tire vers le haut, la planète sera tirée vers le haut", a-t-elle dit.

Davantage de PME en Chine

Interrogée sur les échecs récents de la banque Société Générale et du groupe nucléaire Areva, elle a estimé qu'il ne fallait pas "mélanger la question géopolitique et la question des marchés". "C'est trop facile lorsque la France perd un marché d'avoir recours à des justifications. C'est une posture bien franco-française de juger que quand on perd un marché c'est la faute des autres et oublier sa propre évaluation", a-t-elle ajouté.

"J'attends des entreprises françaises qu'elles fassent leur propre évaluation", a également déclaré la candidate, se prononçant par ailleurs pour une plus grande présence des petites et moyennes entreprises (PME). "S'il n'y avait pas la guerre entre entreprises européennes, je pense qu'on n'aurait pas perdu un certain nombre de marchés", a jugé Ségolène Royal.

Enfin, Ségolène Royal a répondu aux critiques de François Bayrou sur son voyage, estimant qu'en cette période pré-électorale, tout était bon pour faire de la polémique (voir la vidéo).

(D'après agence)

le 09 janvier 2007 à 07:20
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Canard, le 09/01/2007 à 07h57

    Ce qui est génial avec Ségolène c'est qu'à chaque fois qu'elle l'ouvre c'est pour dire une grosse connerie... elle va se ridiculiser un peu plus chaque jour ?

  • Buch, le 09/01/2007 à 07h54

    Vivement mai qu'elle soit remisée au placard !

  • Nono, le 09/01/2007 à 07h47

    Avant de parcourir le monde il vaudrait mieux s'occuper des affaires franco-françaises et notamment exiger rapidement la déclaration de patrimoine immobilier de chacun des candidats. cela doit reserver des surprises interessantes

  • Vastre, le 09/01/2007 à 07h35

    Madame Royal dit : "J'attends des entreprises françaises qu'elles fassent leur propre évaluation". Elle devrait savoir que la plupart des entreprise françaises ont fait leur évaluation et en ont conclu qu'il faut fabriquer en Chine pour vendre en Europe. J'ai du mal à croire que Madame Royal a suivi assidument les cours de l'ENA. Je me refuse à croire que l'ENA ne dispense aucune culture économique.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience