Cumul : Sarkozy cite Chirac et Jospin comme exemples

Par , le 11 janvier 2007 à 15h57 , mis à jour le 11 janvier 2007 à 21h55

Nicolas Sarkozy a répété jeudi qu'il était en mesure d'être candidat et ministre, après avoir dressé son dernier bilan comme ministre de l'Intérieur.

TF1-LCI : Nicolas Sarkozy fait son dernier bilan, le 11 janvier 2007Nicolas Sarkozy fait son dernier bilan, le 11 janvier 2007 © TF1-LCI

Nicolas Sarkozy a présenté ce jeudi son dernier bilan en tant que ministre de l'Intérieur, qui fut aussi celui du quinquennat en matière de sécurité. Il a rappelé que la délinquance était en baisse pour la quatrième année consécutive. Et face a la progression des atteintes à l'intégrité physique des personnes de +13,9% entre 2002 et 2006, il a souligné qu'elles avaient explosé de 40% entre 1998 et 2002. Le ministre a reconnu que cette forme de délinquance était une "préoccupation majeure des Français" et s'est aussi dit "fier que la peur ait reculé en France".

Auparavant, le ministre de l'Intérieur avait aussi fait le bilan de sa politique d'immigration. "Le nombre d'étrangers en situation irrégulière reconduits vers leurs pays depuis la métropole était de 24.000 en 2006 et avait augmenté de 140% l'an dernier par rapport à 2002" selon Nicolas Sarkozy, se félicitant que "la procédure de demande d'asile (ne soit) plus une fabrique à clandestins", que "la fermeté paie".

Après le bilan, les propositions

A propos de la politique de l'immigration, le ministre-candidat a répété sa position : "il faut un ministre de l'Immigration et de l'Intégration, au lieu des 3 actuellement en charge des dossiers". Et "notre pays n'a pas vocation à être un guichet social. La seule raison d'immigration pour bénéficier d'aides sociales, ce n'est pas possible". Quant au droit opposable au logement, le candidat UMP ne veut pas qu'il "bénéficie à tous les étrangers". Ainsi, selon lui, il ne doit pas être appliqué "aux sans-papiers ni aux étrangers mal intégrés et en France depuis moins de 10 ans".

Sur "l'hésitation" de Dominique de Villepin -récemment critiqué par des députés UMP pour son refus de voter pour le candidat de l'UMP- à venir au congrès de l'UMP dimanche, Nicolas Sarkozy a assuré la "respecter". Et à propos de ce refus de voter, il a dit qu'il "serait exagéré" de dire qu'il en avait été "peiné (...) Surpris, ça voudrait dire que je n'ai pas pris l'habitude. Pour le reste, je serai unitaire pour tous, parce que c'est mon rôle". De son côté, le Premier ministre a dit (dans un entretien aux Echos de vendredi)  "souhaiter" aller au congrès et affirmé que le projet de l'UMP était "un bon projet" mais "à enrichir". Nicolsa Sarkozy a en revanche estimé normal que Jacques Chirac n'envoie pas de message de soutien au congrès, trouvant même "plutôt sympathique" que le président ait réaffirmé son "attachement" à l'UMP.

"L'exemple vient d'en haut..."

A une nouvelle question sur son cumul de casquettes ministre-candidat, Nicolas Sarkozy a confirmé qu'il partirait sans donner de date et pris pour exemple ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, qui ne se sont pas retirés pour prouver que c'était possible. "Je peux faire les deux. L'exemple vient d'en haut... S'il l'a fait, je dois bien pouvoir le faire", a-t-il dit souriant, sans citer Jacques Chirac, et avant de nommer Lionel Jospin et François Mitterrand pour critiquer la position des socialistes. "Il y a contradiction entre ce que font et ce que disent les socialistes".

C'est donc possible de poursuivre intégralement son activité de ministre tout en étant en campagne, toutefois "le ministre de l'Intérieur n'est pas au courant de tout, je suis désolé de vous décevoir"... La réponse suivait une question d'une journaliste étrangère sur l'enquête sur un vaste réseau de prostitution à Courchevel.

Sarkozy répond aux critiques sur les chiffres des voitures brûlées

Le ministre de l'Intérieur a rejeté jeudi la polémique sur les chiffres des voitures brûlées dans la nuit de la Saint-Sylvestre, en expliquant que le mode de calcul était demeuré inchangé. "Dans la nuit du 31 et sur la même période de 18h à 6h qu'en 2005, 397 véhicules ont été brûlés, dont 84 par propagation. L'an dernier, contre 485 le 1er janvier 2005 sur la même tranche horaire". Explication : "cela ne veut pas dire qu'à 6h, on n'avait pas encore trouvé tous les véhicules", a admis le ministre avant de répéter "les calculs et périodes de référence étaient les mêmes". Conclusion : "la nuit de la Saint-Sylvestre s'est bien passée".

Par Diane Heurtaut le 11 janvier 2007 à 15:57
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9 Commentaires

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  • Ivars, le 11/01/2007 à 20h30

    Malgre sa "petite"taille!!!il est bien plus grand que certain de ces detracteurs!!

  • Xx, le 11/01/2007 à 19h22

    Une voiture, ca doit pas bruler, point barre, aux constructeurs de trouver la parade. Il n'est pas normal que cela deviennent des torches ambulantes.

  • Jonathan, le 11/01/2007 à 19h03

    Il a raison,n'oublions pas qu'en 2002 et même bien avant,certains accumulaient les deux titres:candidat et responsable de hautes fonctions(Chirac,Jospin,Mittérand,Giscard d'Estaing).La gauche ferait mieux de réfléchir avant de parler!

  • DETHIERE, le 11/01/2007 à 18h03

    Soit un Ministre à temps partiel et un candidat à temps complet, utilisant sa fonction de Ministre pour peser encore plus sur sa campagne et avec une paie complète de Ministre. Soit un Ministère qui va financé les déplacements du candidat. Il y a peu, il devait démissioner, la place doit être intéressante pour s'y accrocher.

  • AYMARD, le 11/01/2007 à 18h01

    La campagne qui consiste a denigrer SARKOZY est MINABLE.j'espere que les médias ne rentreront pas trop longtemps dans ce jeu malsain. Monsieur SARKOSY a beaucoup fait, il ne peut pas résoudre tous les problemes de la France en cinq minutes Pascale LYON

  • Quelqu'un, le 11/01/2007 à 17h56

    Jospin était Premier Ministre et Chirac Président de la République. Il est plus facile de remplacer un ministre que les deux têtes de l'executif. Et puis sarko a plus que deux casquettes.

  • Isabelle, le 11/01/2007 à 17h51

    Tres bon discours de Mr Sarkozy ,pas de langue de bois ,c'est ce que l'on attend,que les chiraquiens laissent leur place à un nouvel homme de droite

  • Wywy, le 11/01/2007 à 17h40

    C'est faux ce qu'il dit sur le cumul de Chirac et Jospin, tout d'abord un président n'a pas a démissioné pour des élections, Chirac ou Moitterand, gauche ou droite c'est pareil, de plus Chirac avait son opposant direct au gouvernement il y avait donc un équilibre entre les candidats. Par ailleurs, Chirac, Mitterand, Jospin n'occupait qu'une seule fonction. Mr Sarkozy est ministre d'état, ministre de l'interieur, ministre de l'aménagement du territoire, président du conseil général des Hauts de Seine, et conseiller municipal de Neuilly sur Seine, sonfief depuis 1983 reputé pour ses 1,5% de logement sociaux, au lieu des 20% imposé par la loi. Sans oublier que c'est le ministre de l'interieur qui organise les elections.

  • Perrine, le 11/01/2007 à 17h24

    Mais qu'il est bien cet homme!!!!:)

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