TF1-LCI © TF1-LCI - Julien DraySégolène Royal, partie à la rencontre d'agriculteurs de sa région de Poitou-Charentes, a refusé dimanche de commenter le sacre de son rival devant plusieurs dizaines de milliers de militants de l'UMP. Mais les ténors socialistes ont été plus prolixes. "Finalement derrière le pathos idéologique c'est bien la droite violente française qui revient au galop", n'a pas tardé à dénoncer le porte-parole du PS Julien Dray, également coordinateur des porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle. "Derrière le spectacle médiatique organisé, Nicolas Sarkozy vient de prononcer un discours extrêmement inquiétant pour nos concitoyens et notre pays".
Invité du "Grand jury" RTL-Le Figaro-LCI, Dominique Strauss-Kahn a estimé qu'il y avait "du Berlusconi" chez le candidat UMP à la présidentielle, en dénonçant : "Il y a une sorte d'emballement derrière Nicolas Sarkozy". Pour l'ancien ministre socialiste de l'Economie, "la façon dont s'est passée la cérémonie, le théâtre, tout ça est très significatif de ce qu'est Nicolas Sarkozy. J'ai été frappé de voir comment il y avait là plus une célébration qu'une désignation". Comparant l'investiture de Nicolas Sarkozy avec la désignation de Ségolène Royal, il a commenté : "En dehors du faste un peu formel, je suis frappé de ce que l'UMP n'ait pas eu plusieurs candidats en compétition, que Nicolas Sarkozy ait éliminé les autres. Ce qui s'est passé au Parti socialiste correspond mieux à mon sens de la démocratie".
Un "show médiatique (...) très prévisible"
Eric Besson, secrétaire national du Parti socialiste chargé de l'économie, invité sur le plateau de France 5, a vu pour sa part dans ce "show médiatique à l'américaine, très prévisible (...) la poursuite de la réorientation stratégique de Nicolas Sarkozy. La rupture est devenue tranquille, maintenant il n'y a plus de rupture du tout".
Au parti communiste aussi, Marie-George Buffet a fustigé le "Barnum" mis en place à grands frais par l'UMP. Sur le fond du discours de Nicolas Sarkozy, elle a souligné que Nicolas Sarkozy "ne propose pas une rupture par rapport à la politique des gouvernements de Jacques Chirac, dont il a été un fer de lance depuis 2002 à Bercy et à l'Intérieur, mais la poursuite, et surtout l'aggravation de cette politique".
D'après agence
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