DSK contre la hausse des prélèvements obligatoires

le 14 janvier 2007 à 21h14 , mis à jour le 15 janvier 2007 à 09h53

Invité dimanche du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, l'ancien ministre a estimé qu'Hollande avait fait ses propositions "à titre personnel".

TF1/LCI - Dominique Strauss-Kahn au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 14 janvier 2007Dominique Strauss-Kahn au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 14 janvier 2007 © TF1/LCI

C'est la patate chaude du moment au Parti socialiste. Après le pavé lancé par François Hollande sur la question des impôts (il a proposé d'augmenter ceux des Français qui gagnent plus de 4.000 euros nets par mois) et le démenti apporté par sa compagne Ségolène Royal, c'est au tour de Dominique Strauss-Kahn de s'exprimer sur la fiscalité.

Invité dimanche du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, l'ancien ministre de l'Economie, chargé d'une mission sur le sujet par la candidate PS, a estimé que François Hollande a fait ses propositions "comme Premier secrétaire", "puisque aucun des points qu'il a proposés n'avait été proposé au Parti socialiste", a-t-il ajouté. "Il dit ce qu'il veut à titre personnel".

L'ancien candidat à l'investiture PS a rappelé qu'il était favorable à la baisse de certains impôts, notamment la taxe d'habitation. "Je ne veux pas jouer au chat et à la souris", a-t-il conclu : "En aucun cas nous ne devons augmenter les prélèvements obligatoires." L'ex-ministre a indiqué qu'il rendrait bientôt ses conclusions à la candidate, sans toutefois donner de date. "Je n'entends pas traîner trop", s'est-il borné à dire.

"Une mauvaise méthode"

Dominique Strauss-Kahn a également exprimé de fortes réserves sur l'idée d'une "CSG retraite" lancée par le Premier secrétaire."Je veux qu'on remette à plat l'ensemble de la question des retraites, et si à l'arrivée l'ensemble des forces de ce pays, politiques et sociales, arrivent à un consensus sur ce qu'il faut faire et que la conséquence de cela, c'est qu'il faut ce prélèvement, eh bien il le faudra", a déclaré DSK. Mais "je pense que c'est de mauvaise méthode que de commencer par dire qu'il faut un prélèvement", a-t-il ajouté.

François Hollande a proposé en décembre de créer, notamment pour maintenir les petites retraites et celles des métiers pénibles, "une contribution de solidarité, calculée sur l'ensemble de la richesse produite et pas seulement sur le travail", "une sorte de CSG retraite" payée "pour moitié par les salariés et les entreprises".

D'après agences


Pour Dominique Strauss-Kahn, "il y a du Berlusconi" chez Sarkozy

"Il y a une sorte d'emballement derrière Nicolas Sarkozy. Il y a du Berlusconi dans cet homme", a affirmé Dominique Strauss-Kahn lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. "La façon dont s'est passée la cérémonie, le théâtre, tout ça est très significatif de ce qu'est Nicolas Sarkozy", a-t-il dit, en évoquant le Congrès qui a intronisé dans l'après-midi le candidat UMP à l'Elysée. "J'ai été frappé de voir comment il y avait là plus une célébration qu'une désignation", a-t-il ajouté. "En dehors du faste un peu formel, je suis frappé de ce que l'UMP n'ait pas eu plusieurs candidats en compétition, que Nicolas Sarkozy ait éliminé les autres. Ce qui s'est passé au Parti socialiste correspond mieux à mon sens de la démocratie", a ajouté le candidat malheureux à la primaire PS remportée par Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy est "assez dangereux", a encore estimé l'ancien ministre, jugeant qu'avec ses projets de réforme du droit de grève, il était "sur le point d'allumer dans l'entreprise la même effervescence et le même embrasement que celui qu'il a su allumer dans la banlieue".

le 14 janvier 2007 à 21:14
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