Dominique Voynet lors de son intervention pour le Pacte écologique © TF1/LCIC'est une première dans la vie politique française. Mercredi matin, au Musée du quai Branly à Paris, dix candidats à la présidentielle se sont engagés solennellement en matière environnementale, en signant le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Le 22 janvier dernier, l'animateur de télévision avait annoncé qu'il ne se lancerait pas dans la course à l'Elysée, mais avait ajouté que la plupart des candidats signeraient sa charte lors d'un rassemblement à Paris. C'est désormais chose faite.
A la tribune du Musée des Arts Premiers, le ton était grave. En introduction, Nicolas Hulot a d'abord rappelé que l'heure n'était plus "à la symbolique". Pour ensuite se féliciter néanmoins de la prise de conscience des candidats en matière d'écologie. "Nous n'allons pas bouder notre satisfaction de réunir en un même lieu les dix candidats à la présidentielle qui ont signé le Pacte", a ainsi tenu à souligner le militant de l'environnement.
Des approches différentes selon les candidats
Ségolène Royal s'est exprimée la première devant les citoyens et ONG signataires de la charte, réunis pour l'occasion. La candidate socialiste a affirmé avec véhémence sa "détermination à faire de la France, le pays de l'excellence environnementale" et plaidé essentiellement pour l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables décentralisées. Dominique Voynet s'est, elle, dite favorable à un remplacement du nucléaire, "pas du jour au lendemain mais sur 30 ans". La candidate des verts a tenu par ailleurs à souligner que "l'énergie la moins chère, la moins polluante et la moins dangereuse c'est celle qu'on n'a pas consommée".
Quant à Nicolas Sarkozy, qui achevait la série d'allocutions, il a formé le souhait de dépasser le clivage droite-gauche en matière d'écologie. Après avoir émis des réserves sur la création d'un poste de vice-Premier ministre chargé de ces questions, il a expliqué que seule l'économie de marché était à même de répondre aux défis environnementaux à venir. De son côté, François Bayrou a, au contraire, validé la mise en place de cette fonction de vice-Premier ministre. "Les impératifs du climat nécessitent une action de long terme alors que l'action gouvernementale relève du court terme. Il est donc essentiel d'installer au coeur de l'Etat quelqu'un dont la mission sera d'avoir une vision de long terme", a-t-il déclaré.
Loin des polémiques de campagne, Nicolas Hulot a conclu la séance par un message en forme d'avertissement. La préservation de l'environnement "n'est pas un enjeu parmi d'autres, c'est un enjeu universel", a ainsi lancé l'initiateur du Pacte écologique.
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| Jo Le Guen |
LCI.fr a recueilli les réactions des écologistes et scientifiques présents lors de cet événement : Serge Orru (WWF-France), Jo Le Guen (navigateur), Allain Bougrain-Dubourg (Ligue de protection des oiseaux), Marc Jolivet (comédien), Franck Laval (Ecologie sans frontières), Pascal Picq (Comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot) et Jean-Marie Pelt (Institut européen de l'écologie).
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