"Ma France est celle de tous les Français"

le 14 janvier 2007 à 15h06 , mis à jour le 14 janvier 2007 à 16h43

Désigné officiellement candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy s'est posé dimanche en "rassembleur", affirmant "avoir changé".

TF1/LCI - Nicolas Sarkozy lors de son discours d'investiture au Congrès de l'UMP, le 14 janvier 2007Nicolas Sarkozy lors de son discours d'investiture au Congrès de l'UMP, le 14 janvier 2007 © TF1/LCI

Le "respect", d'abord. Pour son discours d'investiture, Nicolas Sarkozy a commencé par rendre hommage à Jacques Chirac, qui "en 1975 à Nice m'a offert l'opportunité de mon premier discours". Il a également cité les noms de Jacques Chaban-Delmas, de l'ancien maire de Neuilly Achille Peretti, d'Edouard Balladur. "Tous ces hommes m'ont enseigné à moi, petit Français au sang mêlé, l'amour de la France et la fierté d'être Français", a-t-il dit. Evoquant "les héros de la Résistance et de la France libre avec lesquels j'ai fait mes premiers pas en politique", le candidat à la présidentielle a déclaré qu'ils lui avaient appris "ce qu'était le gaullisme".

"L'émotion", ensuite. Nicolas Sarkozy a voulu parler de lui et de son parcours qui l'"a changé", assure-t-il.  "Je pensais que la politique n'avait rien à voir avec mes émotions personnelles. J'ai compris que l'humanité est une force, pas une faiblesse (...). J'ai changé parce que les épreuves de la vie m'ont changé
" a-t-il affirmé, une forme de réponse à ses détracteurs qui voient en lui un personnage inquiétant et autoritaire.

Rassembleur, il a affirmé qu'il ne serait "pas que le candidat de l'UMP". "Lorsqu'il s'agit de la France, il n'y a plus de camp", a-t-il assuré. "Au moment même où vous m'avez choisi, je dois me tourner vers tous les Français, quels que soient leurs parcours, qu'ils soient de droite ou de gauche, de métropole ou d'outre-mer, qu'ils vivent en France ou à l'étranger, que la France les ait ou non déçus, pourvu qu'il l'aiment", a-t-il poursuivi.

"J'aime passionnément" la France

Il a également placé son discours sous le signe de la "République réelle", opposée à la "République virtuelle". Une République qui "tire vers le haut", où "les devoirs sont la contrepartie des droits". "Ma France, c'est une nation ouverte, accueillante, c'est la patrie des droits de l'homme. C'est elle qui m'a fait ce que je suis", a déclaré le candidat présidentiel de l'UMP. "J'aime passionnément le pays qui m'a vu naître. Je n'accepte pas de le voir dénigré", a-t-il ajouté.

"Je n'accepte pas qu'on veuille habiter en France sans respecter et sans aimer la France. Je n'accepte pas qu'on veuille s'installer en France sans se donner la peine de parler et d'écrire le français". Pour Nicolas Sarkozy, "si on vit en France, alors on respecte les valeurs de la République".

"Tout deviendra possible si vous le voulez"

Au cœur de ces valeurs, le travail. Nicolas Sarkozy s'est longuement attardé sur le sujet, estimant qu' "il y a une crise morale dans notre pays. Au cœur de cette crise : la dévalorisation du travail." "Le travail, c'est la liberté, l'égalité des chances, la citoyenneté, a-t-il affirmé. Le cœur de la prochaine élection présidentielle sera celui-là : ceux qui aiment le travail et ceux qui dénigrent le travail." "C'est le travail qui fera à nouveau de la France une république fraternelle. Voilà le projet économique qui est le nôtre", a-t-il lancé, avant d'être ovationné.

Evoquant une des formules de John Fitzerald Kennedy, Nicolas Sarkozy a martelé : "Arrêtons de nous demander ce que la France fait pour nous, et réfléchissons à ce que nous avons à faire pour notre pays".

Nicolas Sarkozy a égrené ses credos tout au long de son discours : "Je crois dans la démocratie sociale, dans la négociation, dans le capitalisme.(...) Je crois en l'Europe. (...) Je ne veux pas d'une société du minimum, je veux une société du maximum. (...)Je ne crois pas à l'assistanat, l'égalitarisme. (...)Je refuse le blocage, l'archaïsme, la loi du plus fort, le manque de courage chronique." "Tout deviendra possible si vous le voulez", a-t-il conclu, très applaudi par les 78 000 militants présents .


 Sarkozy côté concret

Nicolas Sarkozy a ponctué son discours d'investiture de quelques propositions :
- "aucun minimum social sans une contrepartie"
- "un service civique obligatoire de 6 mois, que chacun modulera suivant ses obligations d'étude ou de famille"
- "que l'Etat garantisse l'emprunt de celui qui n'a pas de garant" pour "pour permettre aux classes moyennes d'accéder à la propriété"
- "un bouclier fiscal à 50%"
- "une loi sur le service minimum dès juin 2007"
- "un vote à bulletins secrets dans les 8 jours de déclenchement d'une grève dans une entreprise"

le 14 janvier 2007 à 15:06
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48 Commentaires

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  • Mojorisin, le 14/01/2007 à 19h46

    Quand on lit les commentaires postés, c'est pire que de l'adoration, c'est carrément de la vénération...preuve que le populisme à encore de beaux jours devant lui! Paroles, paroles....

  • Imbert, le 14/01/2007 à 19h46

    Enfin un politicien qui ose parler et dire les faits sans tabou. Bravo. J'espère que les Français lui laisseront sa chance.

  • Dd, le 14/01/2007 à 19h15

    Ce monsieur ne sera jamais président en france.il n'a rien du terroir, il ne connais pas la france profonde. merci de me publier pour une fois

  • PATRICK, le 14/01/2007 à 19h14

    Bravo Sarko Il va falloir tenir vos promesses pour l'intérêt de tous et pour l'avenir de la France.

  • Alexandre, le 14/01/2007 à 19h06

    Nicolas Sarkozy est vraiment l'homme de la situation pour la France de demain. On ne peut vraiment pas en dire autant de sa concurrente...

  • Georges BENARROCH, le 14/01/2007 à 19h01

    56 ans, divorcé, 4 enfants, Chef d'entreprise, j'ai toujours voté à gauche (PS), car j'ai toujours été centre gauche. Mais avec Ségolène Royal comme canditate du PS à la prochaine éléction présidentielle, non ! Je préfère voter Nicolas Sarkozy à qui je reconnais une force politique phénoménale. Et une résistance aux coups de son propre camp impressionante. Qu'il mette tout son talent et cette force au profit des français. Et je vote pour lui sans problème. Pour finir, Ségolène Royal est à la politique ce que Chantal Goya est à la chanson. cela veut tout dire.

  • JUGAULT, le 14/01/2007 à 18h58

    Bravo M.Sarkozy pour les 98,1 mes actions journalières sont nombreuses vous allez gagner,il le faut j'ai trois propositions a faire, a qui dois-je m'adresser?

  • Dany, le 14/01/2007 à 18h54

    Bravo Mr Skarkozy la france d'avant à besoin de vous !!!!!

  • Yo, le 14/01/2007 à 18h54

    " ma france et celle de tous les Francais ". qu'elle belle phrase !! faut pas qu'il passe,il a déjà assez trompé de Francais avec ses paroles.

  • Patrick, le 14/01/2007 à 18h42

    "Ma France est celle de tous les Français" Non, non !!!

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