Nicolas Sarkozy lors de son discours d'investiture au Congrès de l'UMP, le 14 janvier 2007 © TF1/LCILe "respect", d'abord. Pour son discours d'investiture, Nicolas Sarkozy a commencé par rendre hommage à Jacques Chirac, qui "en 1975 à Nice m'a offert l'opportunité de mon premier discours". Il a également cité les noms de Jacques Chaban-Delmas, de l'ancien maire de Neuilly Achille Peretti, d'Edouard Balladur. "Tous ces hommes m'ont enseigné à moi, petit Français au sang mêlé, l'amour de la France et la fierté d'être Français", a-t-il dit. Evoquant "les héros de la Résistance et de la France libre avec lesquels j'ai fait mes premiers pas en politique", le candidat à la présidentielle a déclaré qu'ils lui avaient appris "ce qu'était le gaullisme".
"L'émotion", ensuite. Nicolas Sarkozy a voulu parler de lui et de son parcours qui l'"a changé", assure-t-il. "Je pensais que la politique n'avait rien à voir avec mes émotions personnelles. J'ai compris que l'humanité est une force, pas une faiblesse (...). J'ai changé parce que les épreuves de la vie m'ont changé" a-t-il affirmé, une forme de réponse à ses détracteurs qui voient en lui un personnage inquiétant et autoritaire.
Rassembleur, il a affirmé qu'il ne serait "pas que le candidat de l'UMP". "Lorsqu'il s'agit de la France, il n'y a plus de camp", a-t-il assuré. "Au moment même où vous m'avez choisi, je dois me tourner vers tous les Français, quels que soient leurs parcours, qu'ils soient de droite ou de gauche, de métropole ou d'outre-mer, qu'ils vivent en France ou à l'étranger, que la France les ait ou non déçus, pourvu qu'il l'aiment", a-t-il poursuivi.
"J'aime passionnément" la France
Il a également placé son discours sous le signe de la "République réelle", opposée à la "République virtuelle". Une République qui "tire vers le haut", où "les devoirs sont la contrepartie des droits". "Ma France, c'est une nation ouverte, accueillante, c'est la patrie des droits de l'homme. C'est elle qui m'a fait ce que je suis", a déclaré le candidat présidentiel de l'UMP. "J'aime passionnément le pays qui m'a vu naître. Je n'accepte pas de le voir dénigré", a-t-il ajouté.
"Je n'accepte pas qu'on veuille habiter en France sans respecter et sans aimer la France. Je n'accepte pas qu'on veuille s'installer en France sans se donner la peine de parler et d'écrire le français". Pour Nicolas Sarkozy, "si on vit en France, alors on respecte les valeurs de la République".
"Tout deviendra possible si vous le voulez"
Au cœur de ces valeurs, le travail. Nicolas Sarkozy s'est longuement attardé sur le sujet, estimant qu' "il y a une crise morale dans notre pays. Au cœur de cette crise : la dévalorisation du travail." "Le travail, c'est la liberté, l'égalité des chances, la citoyenneté, a-t-il affirmé. Le cœur de la prochaine élection présidentielle sera celui-là : ceux qui aiment le travail et ceux qui dénigrent le travail." "C'est le travail qui fera à nouveau de la France une république fraternelle. Voilà le projet économique qui est le nôtre", a-t-il lancé, avant d'être ovationné.
Evoquant une des formules de John Fitzerald Kennedy, Nicolas Sarkozy a martelé : "Arrêtons de nous demander ce que la France fait pour nous, et réfléchissons à ce que nous avons à faire pour notre pays".
Nicolas Sarkozy a égrené ses credos tout au long de son discours : "Je crois dans la démocratie sociale, dans la négociation, dans le capitalisme.(...) Je crois en l'Europe. (...) Je ne veux pas d'une société du minimum, je veux une société du maximum. (...)Je ne crois pas à l'assistanat, l'égalitarisme. (...)Je refuse le blocage, l'archaïsme, la loi du plus fort, le manque de courage chronique." "Tout deviendra possible si vous le voulez", a-t-il conclu, très applaudi par les 78 000 militants présents .
Sarkozy côté concret |
Nicolas Sarkozy a ponctué son discours d'investiture de quelques propositions : |
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