Nicolas Hulot, le 22 janvier 2007 © TF1/LCIIl aura fait durer le suspense jusqu'au bout : après avoir commencé sa conférence de presse lundi matin à 10h25, en avance sur l'horaire prévu, Nicolas Hulot n'a fait part de sa décision que vingt minutes plus tard. Entre-temps, ses propos ont tout d'abord laissé penser qu'il renonçait à se présenter à la présidentielle, puis semblaient pencher pour une candidature. Finalement, la réponse est "non".
Nicolas Hulot a donné trois raisons à sa décision : il a tout d'abord choisi de "faire confiance à la parole des candidats" dont la majorité a signé son pacte écologique. Ensuite c'est "une question d'honnêteté vis-à-vis des militants écologistes", car, en se présentant, il aurait "entraîné à leur corps défendant tous ceux qui se battent pour la cause. Or un faible score réduirait vulgairement à un simple chiffre un enjeu aussi magnifique" que celui de la défense de l'environnement. Troisième raison : "je suis convaincu qu'en restant à l'écart des jeux du pouvoir, l'élan du pacte va se transformer en véitable lobby des consciences", a expliqué l'animateur de TF1. "J'ai donc décidé de suspendre mon ingérence politique", a-t-il conclu.
Aucun soutien
Niolas Hulot a ensuite précisé qu'il ne soutiendrait aucun candidat mais qu'il entendait néanmoins peser dans le débat, avec pour objectif de "faire de l'écologie le débat majeur du second tour". Il a ainsi annoncé la création d'"un observatoire permanent pour analyser les propositions à venir" et vérifier "tout au long de la campagne au respect des propositions déjà formulées". Dans cette optique, il a précisé qu'il invitait les différents candidats à à "formaliser leurs engagements" le 31 janvier.
Bien que plus de la moitié des Français se prononçaient contre sa candidature, les derniers sondages créditaient Nicolas Hulot d'environ 10% des intentions de vote, contre à peine 2% à Dominique Voynet, la candidate des Verts. Celle-ci a admis que ce retrait rendait "plus simple" sa propre candidature. "Ca va me permettre de me mettre vraiment en campagne, de moins perdre de temps à se justifier", souligne-t-elle. "Je reçois ce qu'il a dit comme une validation de notre travail, et une invitation à ne pas s'arrêter à des mesures techniques qui ne feraient pas sens en termes de projet de société", relève-t-elle aussi.
| Sarkozy : "tenir scrupuleusement" les engagements pris |
Nicolas Sarkozy a assuré lundi qu'il tiendrait "scrupuleusement" les engagements qu'il a pris auprès de Nicolas Hulot, jugeant "extrêmement respectable" sa décision de ne pas s'engager dans la course à l'Elysée. "J'honorerai ma signature et ma promesse. Il ne faut pas croire que la question de l'environnement va disparaître de la campagne parce que Nicolas Hulot n'est pas candidat. Au contraire, par honnêteté, par droiture, par loyauté, je veillerai à ce que ça reste une priorité". Pour sa part, François Bayrou promet de travailler à l'avenir avec Nicolas Hulot "autant qu'il le souhaitera". "Il ne faut pas que tout cela s'arrête. Ce n'est pas simplement parce que la plupart des candidats ont repris ses propositions que la question est réglée", a dit sa directrice de campagne. |
Ça bulle sur LCI.fr |
Retour MYTF1

Chargement en cours...




