L'inquiétude monte au PS

le 31 janvier 2007 à 10h43 , mis à jour le 31 janvier 2007 à 12h18

Alors que les mauvais sondages se confirment pour Ségolène Royal, les ténors socialistes appellent à relancer la campagne.

TF1/LCI : Ségolène Royal face à la presseSégolène Royal face à la presse © TF1/LCI

Sondage après sondage, l'échappée de Nicolas Sarkozy face à Ségolène Royal semble se confirmer. Selon Ispos-Le Point, le candidat UMP obtiendrait 35% des voix au 1er tour, contre 26% à sa rivale, qu'il battrait avec 54% contre 46% au second. Conséquence : même si officiellement le temps n'est pas à l'inquiétude, les responsables socialistes craignent que le simple "trou d'air" ne se transforme en "trou noir". Dès dimanche, Henri Emmanuelli appelait à "une meilleure coordination" pour tenir tête à "une très forte adversité".

Penser au 1er tour

Mardi soir, le bureau national du Parti socialiste, qui fait le point chaque semaine sur la campagne, s'est ainsi une nouvelle fois tenu dans un ambiance tendue, voire "sinistre" selon Le Parisien. Il y a deux semaines, l'un des participants avait laissé son téléphone portable ouvert, avec au bout de la ligne un journaliste du Monde. 

Cette fois, pas de "pirate" téléphonique. Mais un "espion" qui relate notamment au Parisien et au Figaro l'intervention de Jean Glavany. L'ancien directeur de campagne de Lionel Jospin a notamment fait remarquer à Ségolène Royal de ne pas renouveler la même erreur qu'en 2002, c'est-à-dire de ne pas oublier le premier tour avant de penser au second. Il lui a également fait conseiller de ne pas se reposer sur les experts et d'éviter des discours jugés "techniques".

Rendez-vous le 11 février

Face à ces suggestions, les partisans de Ségolène Royal relativisent les derniers sondages. Interrogé mercredi matin sur LCI, Jack Lang, son conseiller spécial, a expliqué qu'"une campagne, c'est un être vivant, cela bouge, cela se transforme. Effectivement, nous avons décidé d'entrer dans une autre phase, mais c'était déjà prévu". "Inquiet, le mot n'est pas juste, mais extrêmement vigilants et mobilisés. Le PS a le temps du ressaisissement et de l'affirmation", assure pour sa part le député du Nord Jean Le Garrec, qui concède cependant "un passage difficile".

Bruno Le Roux, secrétaire national du PS, affirme enfin que les propositions qui vont sortir des "débats participatifs" auront "une force que vous ne soupçonnez pas". Une nouvelle fois, le 11 février, jour où la candidate présentera son programme, apparaît comme le jour de vérité pour Ségolène Royal.

Fabius veut des "propositions précises"


Le concurrent de Ségolène Royal lors des primaires socialistes est intervenu mercredi matin via son blog. Soulignant que "rien n'est joué" entre son ancienne adversaire interne et Nicolas Sarkozy, qualifié de "candidat du Medef", il invite à lancer à lancer le débat de fond sur plusieurs thématiques et à apporter rapidement des réponses précises.

Il cite notamment le domaine social (retraites, salaires, logement...) et l'éducation.  "Apportons les réponses nécessaires sur le fond, faisons-le d'une façon solidaire et constructive, et l'horizon s'éclairera", explique-t-il. Et conclut en demandant à son camp de faire preuve d'"une opposition frontale au gouvernement". Bref, de mener campagne à gauche et non au centre.

le 31 janvier 2007 à 10:43
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