Ségolène Royal lors d'un "banquet républicain" en Poitou-Charentes © TF1/LCIInvitée de Jean-Michel Apathie sur RTL, mercredi matin, Ségolène Royal a une nouvelle fois répondu à la polémique lancée sur Internet concernant le patrimoine et l'ISF de son couple avec François Hollande. Qualifiant de "scandaleux" les accusations de fraude fiscale via la création d'une SCI, elle a estimé que les attaques étaient diligentées par l'UMP, dont la "puissance de nuisance" est, selon elle, "assez forte".
"Cette campagne d'attaque est malhonnête. Je n'ai pas l'intention ni de me laisser faire par ces méthodes d'intimidation ni de les imiter. Je considère que la politique doit être propre", a-t-elle encore asséné, utilisant l'expression "méthode de racaille", en référence au mot employé par Nicolas Sarkozy pour dénoncer les fauteurs de troubles dans les banlieues.
"Fruit du travail"
Jugeant "normal" de payer l'impôt de solidarité, la candidate socialiste a invité la presse, à qui elle a dévoilé l'ensemble de son patrimoine, à en demander autant aux autres candidats -ce qu'ils seront obligés de faire avant le 1er tour. "Payer l'ISF et représenter la gauche n'est pas incompatible", a-t-elle lancé. Elle a expliqué que son patrimoine est le fruit de "trente années" de travail et souhaite lancer des "crédits peu chers" pour que les Français puissent en faire autant. "A titre personnel, je n'atteins pas le seuil de l'impôt sur la fortune mais c'est en cumulant mon patrimoine avec celui de mon conjoint" que "nous avons franchi le seuil de l'impôt sur la fortune", a encore indiqué la candidate.
Ségolène Royal a profité de ce thème pour afficher ses ambitions en matière de logement : "Je veux que les Français et leur famille soient propriétaires de leur logement". Interrogée sur les propositions de François Hollande sur des hausses d'impôts pour les contribuables touchant un salaire de plus de 4.000 euros nets par mois, elle a avoué ne pas avoir été consultée sur le sujet mais n'y voit pas d'inconvénients. "Nous ne sommes pas à gauche dans l'illusion de l'unité factice", a-t-elle dit.
Elle a enfin abordé le thème des 35 heures, avec lesquelles elle prendra du "recul" car "l'application uniforme et technocratique" de cette réforme "a créé des difficultés dans certaines entreprises et entraîné une dégradation des conditions de travail pour certains salariés". Elle juge néanmoins que "globalement, c'est un progrès social".
Pas d'accélération de la campagne |
Sur l'emploi, Ségolène Royal a affiché clairement ses ambitions : "En France plus aucun jeune restera sans emploi rémunéré ou sans stage pendant plus de six mois". La candidate socialiste veut créer "500 000 emplois tremplins" et une "formation rémunérée" pour remettre les jeunes au travail. |
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