Jack Lang au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 7 janvier 2007 © TF1/LCIBilan du week-end chinois de Ségolène Royal avec son "conseiller spécial". Invité du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, Jack Lang a défendu dimanche les déclarations de la candidate socialiste à Pékin, mettant en avant son "originalité". Un exercice d'équilibriste pour lequel Jack Lang a dû déployer tout son savoir-faire...
Il a ainsi soutenu la conception globale des "droits humains" exposée par la candidate socialiste, qui a refusé de se polariser sur la question des libertés individuelles, au coeur d'un contentieux entre la Chine et l'Occident. "Elle établit un lien très étroit entre les droits sociaux, les droits de la personne les droits de l'environnement, et je crois que c'est une vision originale et forte du respect des droits humains", a dit Jack Lang. "
Je suis convaincu que l'on peut parfaitement concilier avec quelque pays que ce soit de bonnes et solides et sérieuses relations d'Etat à Etat, respectueux de la souveraineté d'un pays, respectueux de sa politique et en même temps ne pas rester insensible aux droits humains, sociaux, de l'environnement et des personnes", a-t-il ajouté. Interrogé sur la position de Ségolène Royal concernant le Tibet, Jack Lang a assuré qu'elle "en parlera" à ses interlocuteurs chinois.
"Autre langue que la langue de bois"
Il a également défendu l'emploi par la candidate du barbarisme "bravitude" lors d'une visite à la Grande muraille, qui a été raillé par des responsables de la majorité. "Je suis un peu envieux, j'aurais un peu aimé inventer ce beau mot", a-t-il dit, assurant qu'il était employé "dans certains jeux vidéos". "Le mot est beau, il exprime la plénitude d'un sentiment de bravoure", a-t-il dit, estimant que "l'inventivité sémantique fait partie de la capacité d'un candidat à parler une autre langue que la langue de bois".
Interrogé sur de futurs déplacements à l'étranger de la candidate, l'ancien ministre a souligné que sa priorité était "d'être présente sur le territoire national". Un voyage aux Etats-Unis, un temps évoqué pour décembre, est "une éventualité pas une certitude", a-t-il dit, assurant que le président américain George W. Bush "avait souhaité" la rencontrer lors de la préparation de ce déplacement.
D'après agence
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