Marie-George BUFFET

le 24 janvier 2007 à 18h18 , mis à jour le 29 janvier 2007 à 16h37

Parti communiste - 57 ans

TF1/LCI Marie-George Buffet, en meeting à Paris le 23 janvier 2007Marie-George Buffet, en meeting à Paris le 23 janvier 2007 © TF1/LCI

Marie-Georges Buffet naît à Sceaux (Hauts-de-Seine) en 1949. Son père, garagiste sur la N20, raffolait du Tour de France et des 24H du Mans. A 20 ans, elle adhère au Parti communiste pendant ses études d'histoire. Elle a participé au combat féministe dans le sillage de son "mentor", Madeleine Vincent, décédée l'an dernier.

Sa phrase : "On travaille avec tout le monde parce qu'on n'est pas sûr de détenir la vérité"
Son slogan de campagne : "Porter au pouvoir l'imagination populaire"
Son look : tailleurs stricts avec une broche, cheveux courts et regard azur
Son sport : le basket (quand elle était lycéenne)

Mariée et mère de deux enfants

Sa carrière

Marie-George Buffet dirige le Parti communiste français avec autorité depuis cinq ans, après avoir fait ses preuves au temps de la "gauche plurielle". Agée de 57 ans, celle dont son entourage disait qu'elle "n'avait jamais aimé se mettre en avant", est pourtant devenue la première femme à diriger le PCF. Elle est même réélue triomphalement secrétaire nationale pour la troisième fois en mars, avant de se mettre en congé pour mener campagne. Durant les années 70, elle grimpe les échelons d'un PCF alors inféodé à l'Union soviétique. Elue locale à Châtenay-Malabry en 1977, elle entre au comité central en 1987, au bureau politique en 1994. Elle ne fait pas partie des contestataires et suit la ligne Marchais.

Inconnue du public et mal connue de nombre de militants du PCF, elle montre ses capacités comme ministre de la Jeunesse et des Sports de Jospin, notamment dans la lutte contre le dopage. Auréolée de ce succès, elle est élue en 2001 secrétaire nationale, mais dans le cadre d'une direction bicéphale avec Robert Hue, président. Après l'échec de ce dernier à la présidentielle de 2002 (3,4%) et son retrait, elle est intronisée numéro un au congrès d'avril 2003 du PCF. Energique et travailleuse, la foi dans le parti chevillée au corps, elle se fixe pour objectif de sortir de l'ornière le PCF, en déclin depuis un quart de siècle.

La campagne référendaire du "non" en 2005 lui en donne l'occasion : surfant sur la vague contestataire, plaidant l'unité de la "gauche de la gauche", elle parvient à redorer le blason du parti. Une stratégie qu'elle a cherché à rééditer pour 2007, en plaidant pour une candidature unique antilibérale, qu'elle se propose d'incarner. Mais elle se heurte cette fois à la résistance des autres sensibilités, qui ont accusé le PCF de tenter de l'imposer. Tout au long de cette bataille - qui a confirmé sa popularité puisqu'elle a été plébiscitée par deux fois à 96% et 81% par les militants - elle a fait preuve d'une grande ténacité. Ténacité qui a eu un prix : ses alliés du courant refondateur ont quitté la direction.

Son site de campagne  

Son programme

le 24 janvier 2007 à 18:18
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