Royal et le numéro 5 chinois © TF1/LCIAprès la visite très médiatisée de la muraille de Chine ce week-end, le programme de Ségolène Royal a débuté lundi par une rencontre avec des étudiants chinois francophones. Devant les élèves de l'Institut diplomatique de Pékin, elle a expliqué vouloir incarner "incarner un changement politique profond". "Mes adversaires se sont parfois moqués de moi parce que j'ai dit 'je veux écouter pour parler juste, pour agir juste. J'ai mis en place et beaucoup défendu l'idée de démocratie participative", a-t-elle dit, reprenant l'un de ses thèmes fétiches de campagne.
"En plus de votre ancienneté, je crois que votre apparence est charmante", a lancé une étudiante, en lui demandant quels étaient ses "avantages et ses inconvénients", dans la bataille pour 2007. "Je peux vous retourner la question ?", a répondu Ségolène Royal, un peu embarrassée. La candidate a alors enchaîné sur un "dégagement" très politique.
"Avec de la passion, on construit de grandes choses"
Visitant ensuite un centre de recherche-développement établi à Pékin par France Telecom en 2004, Ségolène Royal, un livre de proverbes chinois dans son sac, a livré le dicton du jour : "Rien de grand ne se fait sans passion". "Avec de la passion, on construit de grandes choses et donc, voilà un joli proverbe chinois ! ", s'est-elle amusée. Le week-end dernier, son désormais célèbre néologisme "bravitude" avait suscité des quolibets de la part des partisans de Nicolas Sarkozy. L'entourage de la candidate socialiste s'est efforcé lundi de donner un sens au mot "bravitude". "Je pense que ce qu'elle a voulu exprimer c'est la plénitude de la bravoure (...) c'est-à-dire quelque chose de plus que la simple bravoure", a tenté d'expliquer lundi Jean-Louis Bianco, son co-directeur de campagne. "Au moins, ça nous fait parler et ça attire l'attention sur un proverbe chinois", a-t-il dit sur Canal+, assurant que ce n'était pas un lapsus.
La suite du programme de Ségolène Royal ne devrait pas donner matière à des formules ou des improvisations sémantiques. En effet, la candidate socialiste a été reçue par le numéro 5 chinois au Grand palais du peuple, le siège de l'Assemblée nationale qui s'ouvre sur la place Tienanmen. "Je sais que vous êtes très occupée en matière nationale", lui a déclaré le numéro cinq chinois. "Nous avons le grand plaisir de vous recevoir à ce moment important pour vous". Assise dans l'un des 25 fauteuils beiges installés en rond dans la pièce, la présidente de Poitou-Charentes a expliqué être venue en Chine "pour approfondir (s)a connaissance des problèmes de cette partie du monde où les choses bougent énormément". "Nous avons besoin du développement harmonieux de la Chine", a-t-elle poursuivi.
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