Jean-Marie Le Pen lors de la conférence de presse de ses voeux, à Saint-Cloud © TF1/LCIC'est la "galère" pour Jean-Marie Le Pen. Le président du FN a reconnu dimanche, en marge d'un déjeuner de sympathisants à Saint-Denis, qu'il avait des difficultés à recueillir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle. "Je galère, c'est très difficile. Il y a beaucoup de candidats, dont la plupart n'iront pas jusqu'au bout, qui ont demandé et obtenu des signatures", a-t-il déclaré.
Le président du FN a jugé que la proposition du gouvernement d'allonger d'une semaine le temps de collecte des signatures "arrangeait un peu les choses", même si le geste était "dérisoire" par rapport à la mesure qu'il aurait fallu prendre selon lui : supprimer la publicité des parrainages. "Mais ils ne l'ont pas fait, pourquoi? Parce qu'il s'agit d'un levier d'action" sur les candidats pour la "bande des quatre", ceux "qui sont assurés de trouver les 500 signatures", a-t-il dit.
Début de campagne "assez médiocre"
Jean-Marie Le Pen a révélé que Bruno Mégret, qui s'est rallié à sa candidature, lui avait pour l'instant apporté 7 parrainages supplémentaires. "C'est peu", a-t-il reconnu, "mais c'est mieux que rien", a-t-il ajouté. Interrogé sur ses rapports avec son ex-lieutenant, qui se plaint d'être tenu à l'écart de la campagne du FN, le leader d'extrême-droite a déclaré qu'il "était convenu que chacun fasse sa propre campagne".
Enfin, au lendemain d'un meeting de Philippe de Villiers à Paris, Jean-Marie Le Pen a estimé que ce dernier faisait un début de campagne "assez médiocre". "Si M. de Villiers se considère comme un patriote, il aurait intérêt" à rejoindre l'"union patriotique" autour du président du FN, "plutôt que de rester dans cette situation ambiguë qui risque de faire croire que le vicomte est un baron", a-t-il dit.
D'après agence
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