© AFP/JC.Verhaegen S'il est classé dans l'extrême-droite aujourd'hui, c'est que "le corps politique français qui s'est déplacé vers la gauche" explique-t-il. Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national à l'élection présidentielle qui s'efforce depuis plusieurs années de "normaliser" son image, affirme qu'il est "un homme de centre-droit", dans un entretien à Paris-Match (de jeudi).
"On dit que Jean-Marie Le Pen est un extrémiste, que c'est l'extrême-droite pour disqualifier mon message. C'est faux", déclare-t-il, rappelant qu'il appartenait en 1958 au Centre national des indépendants et paysans (CNIP) d'Antoine Pinay. "J'étais du centre-droit. Je défendais les mêmes idées que maintenant". Conclusion : "ce n'est pas moi qui me suis déporté vers l'extrême-droite".
"Assez gaulliste"
Le président du FN affirme en outre être proche de De Gaulle, malgré deux points de divergence. "Il aurait dû faire la réconciliation des Français après la guerre : Pétain était le bouclier, lui, l'épée. Et puis, nous avons été en désaccord sur la question de l'Algérie française, plus d'ailleurs sur la méthode que sur le fond". "Mais sur le reste, sur une certaine idée de la France, de sa spécificité, je ne suis pas en désaccord avec lui. Dans ses réflexes patriotiques, je suis assez gaulliste. Le dernier peut-être", assure-t-il.
A propos du futur candidat de l'UMP pour 2007, il déclare : "Sarkozy dit : ‘je suis la rupture tranquille'. C'est la déclinaison du concept de la fausse droite, de la droite courbe". Comme on lui demande vers qui irait sa préférence, du président Jacques Chirac ou de Nicolas Sarkozy, s'il n'était pas présent au second tour de la présidentielle, il répond toutefois: "Tout à trac, je dirai Sarkozy. Lui, au moins, il fait semblant d'aller dans la bonne direction".
D'après agence
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