Philippe de Villiers intervient le 9 décembre 2006 dans le 13h de TF1, juste après avoir été investi candidat du MPF pour 2007 © TF1-LCILe candidat MPF, 56 ans, est issu d'une vieille famille aristocratique installée en Vendée au moment de sa naissance. Son père, ancien compagnon d'armes de De Lattre de Tassigny, fut un élu local influent après la Libération. Marié, il est père de sept enfants.
Très attaché à son "fief" vendéen et au souvenir de la Chouannerie, l'insurrection vendéenne contre la Révolution. Il a mis en scène cette révolte en créant le spectacle du "Puy du Fou", devenu rapidement le premier spectacle son et lumière de France.
Son slogan de campagne : "Retrouver la fierté d'être Français"
Son hobby : cracher du feu au Puy du Fou
Sa cible : Bruxelles
Sa carrière
Diplômé de l'ENA, il choisit le corps préfectoral. Sous-préfet à Vendôme, dans le Loir-et-Cher, il se met en disponibilité après la victoire de Mitterrand à la présidentielle de 1981 afin de ne pas avoir à servir sous la gauche. En 1985, il se lance véritablement dans la politique en adhérant au Parti républicain, alors composante de l'UDF. Un an plus tard, il devient brièvement secrétaire d'Etat à la Culture et à la Communication du gouvernement Chirac avant de faire son entrée à l'Assemblée nationale. En 1988, il est le député le mieux élu de France dans son fief vendéen avec 74% des voix au premier tour. Dans la foulée, il prend la tête du conseil général.
En 1991, il crée, à l'intérieur de l'UDF, son propre mouvement, "Combat pour les valeurs". Les oppositions avec le parti centriste, criantes, l'amènent à le quitter en 1994 pour mettre sur pied une formation à part entière, le Mouvement pour la France, qu'il présente comme étant de "droite souvenerainiste". La même année, allié au juge Thierry Jean-Pierre et à l'entrepreneur Jimmy Goldsmith, il déboule en force sur la carte politique en obtenant plus de 12% aux européennes Se revendiquant du catholicisme, dénonçant l'islamisation de la France et la soummission du pays à l'Union européenne, il espère confirmer son score à la présidentielle. C'est une catastrophe : avec seulement 4,7% des voix, ses frais de campagne ne sont pas remboursés par l'Etat et il doit lancer une souscription auprès de ses électeurs pour s'en sortir financièrement.
En 1999, sa nouvelle alliance, cette fois avec Charles Pasqua pour créer le RPF, lui permet d'être en tête de la droite aux européennes (13%), devant Nicolas Sarkozy. Mais les dissensions avec l'ancien ministre de l'Intérieur l'amènent à briser l'accord et à recréer le MPF en 2000. En 2002, il fait l'impasse sur la présidentielle, se contentant d'une large réelection dans sa circonscription vendéenne. En 2005, la campagne pour le référendum sur la Constitution européenne lui permet de revenir sur le devant de la scène. Il milite notamment contre l'entrée de la Turquie et contre la directive Bolkestein, rebaptisée "Frankestein". Dans la foulée, il est le premier à se lancer dans la course à l'Elysée pour 2007.
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