Nicolas Sarkozy en déplacement au Mont-Saint-Michel, le 15 janvier 2007 © LCINicolas Sarkozy a effectué lundi au Mont-Saint-Michel son premier déplacement officiel en tant que candidat à la présidentielle. Il s'agit d'"un lieu et un département très symboliques de l'identité de la France", a-t-il estimé. "C'est très important d'être ici. Tous les gouvernements successifs depuis 1995 se battent pour sauver ce site", a-t-il souligné, en évoquant "le plus grand chantier de développement durable de France".
"Le Mont-Saint-Michel est un site internationalement connu et absolument extraordinaire qui, pour moi, doit porter l'idée que la France, ce n'est pas fini, que la France est ce pays à nul autre pareil", a ajouté le candidat UMP, lors d'une visite du chantier de désensablement de la baie. Il a aussi estimé que "l'un des éléments fantastiques d'une campagne électorale", était "d'aller dans les endroits où les gens se battent" pour préserver un lieu.
"Je ne critiquerai personne"
"Je veux rester très humble parce que c'est un long chemin" jusqu'à l'élection, a-t-il confié quelques instants plus tard. "Je sais la campagne que je veux mener, moi je ne critiquerai personne", a-t-il ajouté, en faisant allusion aux attaques contre lui du Parti socialiste.
Après le Mont-Saint-Michel, Nicolas Sarkozy devait se rendre dans le département voisin, en Ille-et-Vilaine, à Cancale, pour rencontrer des conchyliculteurs, puis à Saint-Malo pour visiter la première usine européenne de production de surimi. Nicolas Sarkozy a aussi confié qu'il avait parlé au président Jacques Chirac avant son premier déplacement de campagne. "Je l'ai eu ce matin. Il s'est exprimé". Mais le candidat UMP n'a pas voulu en dire plus sur les intentions du président sortant...
| L'hymne à la France de Sarkozy, un "mensonge", selon Le Pen |
Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a fustigé lundi les multiples références à la France de Nicolas Sarkozy dans son premier discours dimanche de candidat officiel, reprochant au président de l'UMP de vouloir au contraire faire "disparaître la France" dans l'UE. "Les citoyens qui ont su rejeter la Constitution européenne ne seront pas dupes de ce langage démenti par les faits", a-t-il dit, en dénonçant "le mensonge de Sarkozy". |
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