Ségolène Royal invitée de l'émission Dimanche+ sur Canal+, le 21 janvier 2007 © TF1/LCI/Canal+Lundi, Nicolas Sarkozy a dévoilé son programme économique dans Le Monde. Il propose notamment une baisse des prélèvements obligatoires pour redistribuer environ 68 milliards d'euros aux Français (cliquez ici pour lire notre article). Interviewée mardi matin sur Europe 1, Ségolène Royal a jugé "scandaleux d'aller baisser les impôts sur les plus favorisés", évoquant "une démarche dangereuse". "Les Français sont intelligents. Ils ne le croient même pas", a-t-elle lancé.
En revanche, interrogée sur ses propres propositions et sur les mesures économiques qu'elle prendrait pour faire baisser la dette, la candidate socialiste a botté en touche. "Cette question se pose. Mais je m'exprimerai le moment venu. Ce n'est pas aujourd'hui". Elle a donc donné une nouvelle fois rendez-vous le 11 février. Ce jour-là, elle fera le bilan des "débats participatifs" que son équipe de campagne a organisé dans toute le France. Une attitude qualifiée peu après par l'élu sarkozyste Dominique Paillé "de renvoi systématique" à plus tard de ses réponses aux questions de fond, et jugée "de plus en plus inquiétante et de moins en moins compréhensible"...
"Qu'on nous laisse tranquilles"
Ségolène Royal a également justifié son intention de légiférer pour lutter contre les violences faites aux femmes, en expliquant que la loi actuelle, datant de 2003, est "insuffisante". Elle a notamment déploré "les polémiques politiciennes" sur cette question, après les critiques ironiques de l'UMP lui reprochant son "ignorance" sur le sujet.
Concernant sa vie privée et sur son couple avec François Hollande, elle a exigé que les "rumeurs cessent". "Tous les jours, on apprend de nouvelles informations. Les Français sont fatigués de cette intrusion dans les vies privées. Qu'on nous laisse un peu tranquilles", a-t-elle souhaité.
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