Ségolène Royal à son arrivée en Martinique le 25 janvier 2007 © TF1/LCIQuelques heures après son arrivée en Martinique, Ségolène Royal est revenue sur les enquêtes des Renseignements généraux dont feraient l'objet certains de ses proches. "Cela prouve (...) la nécessité d'incarner un autre fonctionnement de l'Etat au service de l'intérêt général, qui ne soit pas au service d'un candidat", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle en référence à son adversaire Nicolas Sarkozy. "L'Etat ne doit pas être un système clanique. Les institutions doivent fonctionner sur des principes rigoureux notamment en période électorale", a-t-elle insisté.
Un peu plus tard, devant plusieurs centaines de personnes réunies dans le marché couvert de Fort-de-France, elle a affirmé que l'attitude de la droite à son égard correspondaient aux méthodes "néo-coloniales" du pouvoir à la fin des années soixante-dix. Lors de sa rencontre avec Aimé Césaire, le leader autonomiste martiniquais, elle a raconté comment on lui avait interdit de le rencontrer en 1978 quand elle était en stage à la préfecture de Fort-de-France. "Ce fut un choc", a-t-elle lancé, de voir comment fonctionnait "l'Etat français et de la droite de l'époque". "Cette demande de rendez-vous a dû être inscrite sur ma fiche des Renseignements généraux. Mais la droite a-t-elle vraiment changé ?", a-t-elle conclu.
"Les méthodes de Sarkozy"
Le frère cadet de la candidate socialiste, Antoine Royal, déclare quant à lui avoir fait l'objet d'une enquête des Renseignements généraux, dans une interview au Parisien parue vendredi. "J'ai reçu un appel téléphonique d'une fonctionnaire des RG (qui m'a dit:) 'Ma hiérarchie m'a envoyée pour avoir des informations à votre sujet' (...) Elle avait donc eu des ordres d'en haut pour remplir une note", affirme Antoine Royal, chef d'entreprise dans les Vosges. "J'ai vu cette fonctionnaire de l'Intérieur (...) L'entretien a duré près de deux heures dans mon atelier", ajoute-t-il. "L'entretien s'est déroulé de manière courtoise. Ce n'était pas un interrogatoire de police", précise-t-il.
"Je n'ai rien évoqué sur Ségolène et sur mon frère Gérard" (ancien membre de la DGSE), dit-il. Commentant cet épisode, il estime que "cela fait partie des méthodes de (Nicolas) Sarkozy". "J'ai été mêlé à une affaire dont se sert aujourd'hui le ministre de l'Intérieur pour déstabiliser ma soeur", confie-t-il au journal, qui précise qu'Antoine Royal a été "mis en examen l'an dernier pour escroquerie et abus de biens sociaux par un juge de Saint-Dié". "En enquêtant sur moi, les hommes de Sarkozy visent ma soeur. C'est une campagne de dénigrement", conclut-il.
(D'après agence)
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