Ségolène Royal, invitée du JT de TF1 le 20 janvier 2007 © TF1-LCIAprès une semaine difficile, Ségolène Royal était l'invitée samedi soir du journal de Claire Chazal sur TF1. Sans faire de propositions, la candidate socialiste était venue répéter qu'elle irait au bout de sa campagne participative, quoi qu'en disent certains dans son camp. Elle avait déjà dû défendre sa méthode mardi soir devant le bureau national du PS, puis mercredi soir à Toulon lors de l'un de ses premiers grands meetings de campagne, cette fois, elle ne s'adressait pas aux seuls militants PS.
"La France a changé, le monde a changé, alors la politique doit changer, c'est pourquoi j'ai fait le choix de cette démarche", a-t-elle expliqué pour justifier le fait qu'elle "prendra le temps qu'(elle) avait prévu pour ce travail avec les Français". Rappelant qu'au total, ce seront 5000 débats participatifs qui auront été organisés à travers la France, "une phase cruciale" qui lui permet de "remettre les Français au coeur du projet socialiste", Ségolène Royal a redit le calendrier : les propositions viendront le 11 février. Elle a énumé celles qu'elle avait déjà faites, sur la famille, l'Europe, le dialogue social ou le logement. A ce sujet, elle a estimé samedi après-midi que l'occupation d'immeubles vides par les mal-logés est "une bonne cause" et que "l'Etat le fera bientôt".
Dénonçant "tous les dégâts du libéralisme", elle a expliqué comment sa méthode lui permettait "ensuite de parler juste et ensuite d'agir juste et de tenir parole". Chose que ne fait pas Nicolas Sarkozy, a-t-elle estimé, sans le citer. A une question faisant référence au candidat de l'UMP, la socialiste a répondu : "je pense que nous n'avons pas la même idée de l'exercice du pouvoir" et "un homme providentiel, qui pense avoir raison tout seul, qui promet tout et donc demain ne tiendra rien, je ne crois pas que cela soit ce dont la France a besoin".
| Sondage : Les Français mitigés sur les relations politiques Royal-Hollande |
Une majorité de Français jugent à la fois "pas claires" et "complémentaires" les relations politiques entre Ségolène Royal et François Hollande, n°1 du PS don sa compagne est la candidate à la présidentielle, selon un sondage CSA. 47% des personnes interrogées jugent que le terme "pas claires" s'"applique plutôt bien" à ces relations, 39% étant d'un avis inverse et 14% ne se prononçant pas. 46% jugent que le qualificatif "complémentaires" définit ces relations (41% pensant le contraire, 13% sans avis). Une majorité de 47% estiment que le terme "novatrices" ne convient pas aux relations politiques des deux responsables PS, 39% pensant l'inverse et 14% sans avis. Enfin 57% des personnes interrogées estiment qu'on ne peut pas qualifier ces relations d'"intenables" (27% jugeant que oui et 16% sans opinion). |
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