Ségolène Royal lors d'un "banquet républicain" en Poitou-Charentes © TF1/LCIFin novembre, au moment de la primaire socialiste puis de son investiture, Ségolène Royal avait capté toute l'attention des médias. Le week-end dernier, c'était au tour de Nicolas Sarkozy de monopoliser l'espace médiatique. Seule fenêtre d'ouverture pour les socialistes, à leurs dépens : la polémique sur les impôts qu'ils auraient préféré éviter entre la candidate et François Hollande.
Résultat : à trois mois et une semaine du scrutin, Nicolas Sarkozy a repris la tête dans les sondages. La dernière enquête Ifop-Paris Match le donne ainsi en tête au 1er tour et gagnant au second avec 52%. Surtout, le score de Ségolène Royal s'effrite petit à petit, avec seulement 29% d'intentions de vote au 1er tour (contre 33% il y a deux mois).
Pas de programme avant le 11 février
Pour contrer cette dynamique négative, Ségolène Royal repart donc sur le terrain. Première étape : un meeting local -non prévu à l'origine, il a été ajouté à l'agenda en début de semaine dernière- ce soir à Toulon. Lors de son discours, elle parlera de son "combat pour la Nation et la République". Vendredi, elle reprendra sa série de "débats participatifs" à Roubaix en abordant le thème du logement en compagnie de Bertrand Delanoë, le maire de Paris. "Les forums participatifs, ces réunions de circonscription sont autant d'occasion d'aborder des questions que les Français se posent. Ils montrent notre façon différente de faire campagne et aussi notre façon différente de faire de la politique", soulignait mardi Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, après une réunion à laquelle s'est jointe la candidate.
Pas question pour autant de remodeler totalement le rythme de l'agenda de la campagne en avançant les grands rendez-vous. La présentation très attendue des principales lignes du programme présidentiel reste ainsi toujours fixée au 11 février.
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