Ségolène Royal, lors de ses voeux le 4 janvier 2007 © TF1-LCISégolène Royal avait prévu de dévoiler ses propositions début février après une phase d'écoute et de forums participatifs. Mais rattrapée par l'actualité sociale, la candidate socialiste a décidé de présenter dès aujourd'hui quelques mesures, notamment sur la question du logement et de l'éducation. "Mon premier combat sera pour les familles, a-t-elle affirmé d'emblée. Et le logement est la condition première d'une vie de famille sécurisée". Aussi a-t-elle proposé quatre mesures concrètes pour répondre au "problème de fond" qui frappe les mal-logés : la construction des 120.000 logements sociaux, "l'acquisition-réquisition" de logements inocuppé par les communes, la création d'un service public de la caution et l'extension des prêts gratuits pour favoriser l'accès à la propriété.
Pour les SDF, "des solutions d'urgence doivent être trouvées et en particulier l'obligation dans chaque ville de créer une place d'hébergement d'urgence pour 1000 habitants" avec "un accompagnement humain pour permettre à ceux qui ont basculé de se raccrocher à une utilité sociale". Critiquant sans les nommer Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, elle "exigera que ceux qui sont au pouvoir soient jugés sur la réalité de leur bilan et sur les actes et non sur leurs promesses trop tardives ou trop précipitées pour être honnêtes".
Pour un revenu de solidarité active
Outre la famille et le logement, Ségolène Royal a affirmé qu'elle engagerait, si elle est élue, trois autres "combats" : l'éducation et les jeunes, l'Europe et la réconciliation des Français avec les entreprises. Ainsi, pour "encourager le passage du RMI au travail, elle donnera raison à ceux qui demandent la création d'un revenu de solidarité active".
Avec des formules que ne renierait pas son rival Nicolas Sarkozy, elle a voulu afficher un profil volontariste. "Je veux que nous osions tenter ce qui ne l'a jamais été (...) Je ne veux pas seulement donner à la France une nouvelle chance, je veux lui donner toutes ses chances", a-t-elle affirmé.
Concernant la campagne qui s'ouvre, Ségolène Royal a répété qu'elle ne se livrerait à "aucune attaque personnelle" . "Je ferai tout pour que la campagne électorale soit de qualité", a-t-elle déclaré. "Fidèle à l'idée que je me fais de la responsabilité politique, je ferai tout pour élever le débat et pour que votre choix soit éclairé", a-t-elle poursuivi. "Il y a aujourd'hui urgence. Pendant quatre mois, d'ici le premier tour de l'élection présidentielle, vous allez réfléchir, écouter, observer pour savoir qui est le candidat le mieux placé pour répondre", a-t-elle ajouté dans une allocution de 30 minutes prononcé au siège du PS à Paris. Son discours terminé, elle ne s'est pas attardée avec les nombreux journalistes présents, laissant à ses directeurs de campagne le soin de répondre aux questions.
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