Nicolas Sarkozy en visite en Corse, le 5 janvier 2007 © TF1/LCINicolas Sarkozy a annoncé vendredi à Ajaccio que le gouvernement accordait "1,02 milliard d'euros" à la Corse sur sept ans, au cours d'une visite de l'île de Beauté où il était surtout attendu sur la dernière vague d'attentats. "J'ai obtenu il y a 15 jours du Premier ministre qu'un mandat de négociation soit donné au Préfet de Corse pour une nouvelle convention cadre de sept années pour un montant de travaux qui va s'élever à 1,02 milliard d'euros", a-t-il déclaré à l'occasion de sa visite de l'île, son 18e et vraisemblablement dernier voyage en Corse en qualité de ministre de l'Intérieur.
Ces fonds seront débloqués dans le cadre du programme exceptionnel d'investissement (PEI) pour la Corse, qui est prévu jusqu'en 2017. Le ministre de l'Intérieur a fait état de cette enveloppe au cours d'une rencontre avec des élus et socio-professionnels de Corse. Quatre parlementaires PRG - Emile Zuccarelli, Paul Giacobbi, Nicolas Alfonsi, François Vendasi - et le président du groupe "La Corse dans la République" à l'assemblée de Corse, François Dominici, avaient refusé de participer à cette rencontre.
Ils ont expliqué leur geste dans un communiqué, dénonçant "un excessif mélange des genres entre des fonctions gouvernementales et la campagne d'un candidat à l'élection présidentielle". Nicolas Sarkozy s'est défendu d'effectuer une visite électorale : "Je suis là en tant que ministre de l'Aménagement du territoire, je fais mon travail jusqu'au bout parce que la Corse, vous savez, elle ne peut pas attendre que les élections passent", a-t-il dit.
"Les jeunes Corses veulent travailler en Corse"
Deux jours après une série de cinq attentats, le ministre de l'Intérieur a par ailleurs lancé un appel à la jeunesse corse l'invitant à prendre part à la construction de la "Corse de demain" en se détournant des "poseurs de bombes cagoulés". Il a évoqué d'emblée la mort d'Ange-Marie Tiberi, militant de Corsica Nazione Indipendente, tué mercredi soir à Solaro par l'explosion de la bombe qu'il transportait. "Regardez ce qui est arrivé (à M. Tiberi), un monsieur de 54 ans qui avait une situation, une famille, qui saute parce que sa bombe lui saute dans les bras, on ne peut le souhaiter pour personne, c'est un gâchis fantastique, pour cet homme, pour sa famille et pour la Corse".
En 2006, il y a eu "150 interpellations de poseurs de bombes", a rappelé Nicolas Sarkozy, qui a ajouté : "On va continuer" car "je pense que le mouvement nationaliste est aujourd'hui très affaibli" et "c'est parce qu'il est affaibli qu'il est dangereux". Pour autant, le candidat à la présidentielle a estimé que "la réponse aux problèmes de la Corse, ce n'est pas uniquement sécuritaire, c'est aussi le développement". "Les jeunes Corses veulent travailler en Corse, on va leur donner du travail et continuer à créer les conditions du développement", a-t-il ajouté.
D'après agence
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