
La visite du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy aujourd'hui en Corse intervient dans un climat alourdi, les mouvements nationalistes clandestins ayant annoncé leur volonté de se faire entendre dans la campagne présidentielle. Ce déplacement intervient aussi quelques jours seulement après la série d'attentats dans l'île, dont un mortel pour un poseur de bombe, membre du bureau du parti indépendantiste Corsica nazione indipendente de Jean-Guy Talamoni. Ce patron pêcheur a été tué mercredi soir dans l'explosion d'une charge explosive qu'il transportait sur la plage de Solaro et qui visait vraisemblablement une résidence secondaire.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, cinq attentats autres visant des agences bancaires et la perception principale du trésor public à Ajaccio ont contribué à tendre encore un peu plus le contexte de la visite dans l'île du ministre, candidat à l'investiture de l'UMP pour la présidentielle. Dans une interview accordée à Corse-Matin, Nicolas Sarkozy a fait part de sa "tristesse" et de sa "consternation" suite à cette série d'attentats.
"La question nationale corse plus que jamais à l'ordre du jour"
Depuis plusieurs mois, dans leurs textes de revendication d'attentats, les deux composantes du FLNC, le FLNC-UC "Union des combattants" et le FLNC dit "du 22 octobre", exigent la prise en compte de la "question nationale Corse" par les candidats à la présidentielle. Le 13 septembre, le FLNC-UC affirmait que "la question nationale corse demeure plus que jamais à l'ordre du jour, elle est posée à tous les candidats à des futures échéances présidentielle françaises et se posera immanquablement au futur président français".
"Nous serons présents durant cette campagne présidentielle française", affirmait à son tour le 7 décembre, le FLNC-UC, appelant l'ensemble des formations nationalistes à la résistance et annonçant une radicalisation de la lutte armée.
Par ailleurs, lors de cette visite, qui a officiellement pour thème le développement rural, le ministre de l'Intérieur va tenter mettre en place avec les élus une consultation des jeunes corses "sur leurs attentes" pour l'avenir de l'île, a-t-il annoncé dans Corse-Matin.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




