Nicolas SArkozy, lors d'un meeting à Saint-Quentin (Aisne) le 25 janvier 2007 © TF1-LCIEn pleine polémique sur la "notice" sur le conseiller de Ségolène Royal, Bruno Rebelle, des Renseignements généraux (lire notre article), Nicolas Sarkozy a multiplié jeudi les assauts contre la gauche. Lors d'un meeting devant quelque 4000 personnes à Saint-Quentin, dans l'Aisne, le président de l'UMP s'est présenté en défenseur des ouvriers qu'il "entend et comprend", tandis qu'ils ont été "trop longtemps oubliés par la gauche".
"C'est pour cela que beaucoup sont partis vers le FN", a-t-il expliqué auparavant, lors d'une visite de l'usine Le Creuset à Saint-Quentin, fabricant numéro un mondial d'ustensiles de cuisine en fonte émaillée, oùune partie des ouvriers sont repassés aux 40 heures avec augmentation de salaire, pour faire face aux commandes. "Il y a une réalité ouvrière. Je veux une France où il y a des ouvriers et des paysans. C'est une mémoire de la civilisation. C'est pour ça que dans tous mes déplacements je veux aller dans des usines", a-t-il poursuivi.
"La dame" n'est pas venue
"Vous devriez vous réjouir qu'un candidat de droite ou du centre parle aux ouvriers. Si ‘la dame' (ndlr, Ségolène Royal) veut venir ici, elle peut venir, surtout une semaine après moi, c'est la preuve qu'on n'a pas les mêmes priorités", a commenté le candidat UMP. Nicolas Sarkozy a aussi accusé la gauche de "communautarisme historique", quand elle lui reproche de citer Jaurès et Blum.
Accompagné par son porte-parole Xavier Bertrand, ministre de la Santé et élu de Saint-Quentin, Nicolas Sarkozy a repris l'un des slogans de sa campagne : "Travailler plus pour gagner plus". "A leur manière les travailleurs sont des résistants. Des résistants contre la disparition d'un type de civilisation et d'un type d'homme qui respectent le travail comme une condition de liberté", a-t-il dit en début de soirée lors du meeting. "Je propose que l'augmentation du pouvoir d'achat soit la priorité de la politique économique, après 25 ans de sacrifices et de stagnation", a ajouté le candidat de l'UMP, en affirmant que "les 35 heures étaient un désastre social".
Hollande rétorque
"M. Hollande, que je n'ai pas souvent entendu citer Jaurès, a dit : ‘c'est une captation d'héritage'. Je ne l'ai jamais entendu défendre avec autant d'énergie la propriété des droits de succession" a-t-il ironisé. "Les principes de la politique que je souhaite n'expriment rien d'autre que les valeurs éternelles de la France : la liberté, la responsabilité, l'ordre et le progrès", a affirmé Nicolas Sarkozy, reprenant avec ces deux derniers termes la devise nationale du Brésil.
De son côté, François Hollande, invité jeudi soir sur France 2, a affirmé qu'il était "au service" de Ségolène Royal et accusé à son tour : "quand la campagne tombe à un niveau qui est celui que Nicolas Sarkozy a voulu, je pense qu'il faut rehausser ce niveau". François Fillon, invité en face du n°1 du PS, a répondu en qualifiant la polémique autour de cette affaire de "rideau de fumée". "Il y a des fiches sur ces responsables depuis toujours (...) Tout cela n'a rien à voir avec la campagne de Mme Royal", a-t-il assuré.
| Bayrou épingle l'expression "ceux qui se lèvent le matin" |
Le candidat UDF a épinglé jeudi soir, sans le nommer, Nicolas Sarkozy, qui parle souvent de "ceux qui se lèvent le matin" pour aller chercher du travail, lors d'une réunion publique à Orléans. "La frontière entre réussir et décrocher est une frontière ténue", a déclaré François Bayrou, déclenchant les applaudissements des quelque 500 militants et sympathisants réunis au Parc des Expositions. "Je vous remercie d'applaudir cela, parce que j'entends tellement dans certains meetings dire qu'il y a ‘ceux qui se lèvent le matin et ceux qui ne se lèvent pas le matin', et qu''il il y en a marre que ceux qui se lèvent le matin paient pour ceux qui ne se lèvent pas le matin'", s'est exclamé M. Bayrou. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




