Sarkozy investi, "la campagne est vraiment lancée"

le 15 janvier 2007 à 07h32 , mis à jour le 15 janvier 2007 à 07h49

Tous les grands quotidiens l'ont évoqué lundi en termes imagés :"sarko-show", "démonstration de force", certains notant son score "quasi soviétique".

TF1/LCI : L'investiture de Nicolas Sarkozy à la Une des EchosL'investiture de Nicolas Sarkozy à la Une des Echos © TF1/LCI

Les éditorialistes reviennent tous ce lundi sur l'investiture de Nicolas Sarkozy plébiscité dimanche par les militants UMP. Dans Les Echos, Françoise Fressoz qualifie de "score quasi soviétique" les 98,1% de suffrages de l'unique candidat à l'investiture et souligne que l'histoire retiendra "une démonstration de force". Didier Louis résume la tonalité générale dans Le Courrier Picard : "Le sacre, le show, bref le sacro, le Sarko-show", estimant que le candidat a été "ovationné comme un empereur romain".

Laurent Joffrin dans Libération estime pourtant que Sarkozy "n'est pas le César ou le Napoléon qu'on voit parfois en lui", la preuve selon lui : "Plébiscité par son camp, seul maître à bord sur le vaisseau du conservatisme moderne, il n'a pas eu besoin des grenadiers de Murat, chers à Villepin, pour s'imposer". Sur ce thème, seul Michel Guilloux dans L'Humanité estime que le plébiscite n'est pas réel : "La seule surprise, dans ce contexte, est venue de la participation : un adhérent sur trois, selon les chiffres officiels, a préféré voter avec ses pieds. C'est dire que jusque dans son propre camp, le candidat a encore du chemin à parcourir pour rassembler."

 "Ce qui lui manque : la simplicité"

Pascal Aubert dans La Tribune estime que chez celui qu'il décrit comme "l'homme pressé" de la politique française "les idées se bousculent ; pas un problème dans ce pays pour lequel il n'ait imaginé une solution". Selon l'éditorialiste du quotidien économique, "ce qui lui manque, à lui, c'est ce que les Français accordent spontanément et sans condition à sa rivale socialiste : la simplicité". Et de noter que "Nicolas Sarkozy a réussi le double exploit d'être le personnage le plus médiatisé de l'univers politique et le plus mal aimé. Un handicap sérieux".

Evoquant "la campagne vraiment lancée", les éditorialistes sont nombreux, tel Nicolas Beytout dans Le Figaro, à assurer que "les deux champions sont installés, loin devant tous les autres candidats, tellement loin que l'on voit mal comment le duel final entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal pourrait ne pas avoir lieu". Pour Nicolas Beytout, "la surprise que nous promettent invariablement tous les archivistes des précédentes élections présidentielles, elle s'est évidemment déjà produite : qui aurait pu dire, il y a un an, que 'Sarko' serait seul en piste, après avoir éliminé un à un tous ses rivaux ? Qui aurait pu dire que 'Ségo' serait seule en lice, après avoir pulvérisé chacun de ses adversaires?"

A propos du programme du candidat, François Ernenwein estime dans la Croix qu'il s'agit d'un "catalogue impressionnant où rien ni personne (ou presque) n'est oublié. Ambition attrape-tout, peut-être, mais l'ensemble paraît très concret" et trouve qu'"il souligne par contraste le flou revendiqué du programme de Ségolène Royal". Autre sujet évoqué par plusieurs éditorialistes : l'éventuelle démission du ministre de l'Intérieur. Dans Ouest-France, Jean-Yves Boulic se demande si le ministre ne risque pas de gêner le candidat de l'UMP : "Au fil des semaines à venir, sa double casquette risque d'être plus un handicap qu'un avantage", écrit-il.

D'après agence

le 15 janvier 2007 à 07:32
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