Nicolas Sarkozy lors de son meeting sur l'Education à Angers, le 1er décembre 2006 (LCI) © LCI-TF1Une journée pour se métamorphoser de chef de parti en présidentiable s'adressant à tout les Français, tel est l'enjeu du congrès de ce dimanche pour Nicolas Sarkozy. Il y a trente ans, c'est dans ce même lieu, porte de Versailles que, devant une foule enthousiaste de 50.000 personnes, Jacques Chirac avait créé le RPR. Une génération plus tard, le patron de l'UMP, 51 ans, qui ambitionne de succéder à son ancien mentor, devrait à son tour enthousiasmer des militants entièrement acquis à sa cause. Il prononcera à 14h30 (en direct sur LCI.fr) un "discours aux Français" préparé "avec soin" et "depuis longtemps", selon son entourage. Y figuereront de "nombreuses propositions nouvelles" et "sa vision de la France".
Plus de 60.000 personnes sont attendues au parc des expositions de la Porte de Versailles. "Ça sera plutôt festif et populaire", assure un proche de Nicolas Sarkozy. Ce congrès doit sans surprise le plébisciter puisqu'il était le seul en lice dans le vote interne de l'UMP pour la candidature. En début d'après-midi, juste avant le discours du candidat sera proclamé le résultat du vote des militants de l'UMP. Sur les 336.838 adhérents, plus de la moitié avaient voté en fin de semaine. "Si on atteint les 60% de participation, ce sera un succès", estime-t-on à l'UMP.
Pas de message du chef de l'Etat
En 2004, Jacques Chirac avait envoyé un message lors du précédent congrès de l'UMP et s'y était fait représenter par son épouse Bernadette. Il ne fera rien de tel cette fois-ci. "Le président n'a pas de camp, son camp c'est la France", a fait savoir l'entourage du chef de l'Etat. Le Premier ministre, violemment chahuté mardi lors de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée après avoir évoqué la nécessité d'être "divers, mobiles, capables de surprises", se rendra porte de Versailles dans la matinée, "dans un esprit de rassemblement". Il est toutefois le seul des ténors de l'UMP, avec Jean-Louis Debré, le très chiraquien président de l'Assemblée, à refuser de prendre part au vote. Michèle Alliot-Marie a annoncé vendredi soir qu'elle renonçait à se lancer dans la bataille présidentielle et qu'elle soutenait Nicolas Sarkozy.
De 10H00, ouverture du congrès à l'annonce du résultat du vote vers 14h00, plusieurs intervenants se succéderont à la tribune, notamment Alain Juppé, l'ancien Premier ministre, longtemps considéré comme "l'héritier" de Jacques Chirac, qui voyait en lui "probablement le meilleur d'entre nous". Son soutien au ministre-candidat suivi le lendemain par celui, non moins spectaculaire, de Jérôme Monod, très proche conseiller politique du président de la République, couronne une succession de ralliements de ministres et élus chiraquiens. Seul un petit carré de chiraquiens et villepinistes cherchent toujours à lui résister. Mais ils doivent se résoudre à regarder Nicolas Sarkozy faire la course en tête des présidentiables, à égalité dans les sondages avec Ségolène Royal.
Dès le lendemain du congrès, le candidat tâchera de donner vie au slogan de campagne qu'il s'est choisi : "Tout devient possible avec Nicolas Sarkozy". Trois déplacements par semaine, deux en province, un en région parisienne, sont d'ores et déjà programmés. Première étape: lundi, au Mont-Saint-Michel et à Saint-Malo.
| Edition spéciale |
De 9h à 16h, suivez heure par heure le congrès d'investiture de Nicolas Sarkozy. Le discours du candidat de l'UMP sera retransmis en direct sur LCI.fr à 14h30. |
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