Nicolas Sarkosy est préoccupé par la situation corse (26 janvier 2006) © TF1-LCINicolas Sarkozy s'est déclaré "consterné" par les propos de Ségolène Royal sur la Corse. "Si c'est une plaisanterie, elle est de mauvais goût", a-t-il jugé. Mercredi, la candidate socialiste, "piégée" par l'humoriste Gérald Dahan qui se faisait passer pour le Premier ministre québécois, a évoqué, en plaisantant, l'indépendance de l'île de Beauté. Dans un extrait de la conversation diffusé sur RTL, on entend en effet Ségolène Royal expliquer que les Français ne seraient pas contre l'indépendance de la Corse. "Ne répétez pas cela. Cela va encore faire un incident, ce coup-là en France. C'est secret", a-t-elle lancé à l'imitateur en riant aux éclats.
En visite dans la Vienne, le candidat UMP n'a pas manqué d'épingler la candidate socialiste. "Pour moi la Corse ce n'est pas un sujet de plaisanterie, spécialement quand je parle avec le Premier ministre d'un autre pays", a-t-il déclaré. Et Nicolas Sarkozy d'invoquer l'unité de la République française : "La Corse c'est la France, la Corse c'est la République, les Corses sont attachés à la France et je suis très attaché à ce que la Corse reste française".
Réactions en Corse
Sur l'île de Beauté, les réactions sont contrastées. Le député UMP de Corse du Sud, Camille de Rocca Serra, s'est emporté contre la candidate socialiste. "Mme Royal prouve encore une fois sa méconnaissance de la Corse et, plus généralement, démontre ses limites à diriger un grand pays comme la France", a-t-il estimé. Quant au maire PRG (Parti radical de gauche) de Bastia, Emile Zuccarelli, il a apporté son soutien à Ségolène Royal et a exprimé son indignation devant ce qu'il juge être "la provocation d'un humoriste qui ne fait pas mystère de sa proximité avec Nicolas Sarkozy". "Pour elle, comme pour moi, la Corse fait évidemment partie intégrante de la République", a affirmé l'élu.
Avec agence
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