Sarkozy : Royal "fuit le débat"

le 31 janvier 2007 à 06h58 , mis à jour le 31 janvier 2007 à 13h54

Dans un entretien accordé au Figaro, le candidat de l'UMP s'explique : la compétition avec le PS, les rapports avec Chirac et Villepin, ses valeurs...

TF1/LCI : Un long entretien avec Nicolas Sarkozy à la Une du FigaroUn long entretien avec Nicolas Sarkozy à la Une du Figaro © TF1/LCI

 - Ségolène Royal : questionné sur les propos de la candidate socialiste, qui a demandé en Guadeloupe à ses partisans de l'aider à "se soustraire à la médiocrité du débat politique", Nicolas Sarkozy répond : "se plaindre que la campagne ne soit pas de grande qualité quand on fuit le débat, c'est un grand classique ! Si l'on a des conseils à donner pour l'améliorer, je suis tout ouïe, mais je n'ai pas le sentiment de ne pas avoir fait de propositions". Questionné sur l'opportunité du "procès en incompétence" mené à l'UMP contre Ségolène Royal, le président du parti majoritaire relève : "Les occasions ont été si nombreuses que je n'ai pas le sentiment que nous les ayions toutes relevées !".

 - Jacques Chirac : interrogé sur ce qu'il attend du chef de l'Etat, le président de l'UMP répond : "quand on est candidat à l'Élysée, on n'a rien à demander, ce sont les Français qui décident. Mais si le président de la République devait me manifester son soutien, ce serait important".

 - Michèle Alliot-Marie : si Michèle Alliot-Marie n'était pas à ses côtés lors de son déplacement à Londres mardi, c'est, affirme Nicolas Sarkozy, que "le président de la République a considéré que ce n'était pas opportun, compte tenu des discussions en cours avec la Grande-Bretagne". Mais "Michèle Alliot-Marie s'exprimera à mes côtés à Toulon, le 7 février".

 - Dominique de Villepin : "à la différence des socialistes, j'ai compris que je devais associer toute ma famille politique. Je ne veux pas être un candidat solitaire. J'irai voir Angela Merkel le 12 février avec Alain Juppé, et j'espère que Dominique de Villepin pourra lui aussi m'apporter son aide le moment venu. J'en aurai besoin". Le "moment venu", explique le ministre-candidat, c'est "quand Jacques Chirac aura fait connaître sa décision. Nous avons évoqué ce moment avec le président de la République, mais je ne suis pas son porte-parole".

 - les électeurs de gauche : Nicolas Sarkozy affirme vouloir "transcender les clivages" politiques, refusant d'être "le président d'une France de droite contre une France de gauche". Il réaffirme son refus d'"abandonner les électeurs dont la République a besoin, ces électeurs les plus populaires, qui se sont sentis abandonnés depuis tant d'années, parce que la gauche ne leur parle plus, (...) ces électeurs de gauche qui ne se reconnaissent plus dans la gauche d'aujourd'hui, qui parle exclusivement aux salariés dotés d'un statut". Comme on lui demande s'il ne retourne pas à la "fracture sociale" dénoncée par Jacques Chirac en 1995, il observe: "la fracture sociale, c'était défendre les pauvres sans travail. Je veux qu'on n'oublie pas les travailleurs pauvres. Je ne promets pas plus d'assistance, mais plus de travail".

 - "travail", "respect" et "responsabilité" : ce sont les trois valeurs que Nicolas Sarkozy affirme vouloir mettre en avant dans sa campagne. "Au premier rang, je mettrai la valeur travail, dont l'oubli résume à mes yeux toute la crise morale française", déclare le ministre de l'Intérieur, selon qui "le travail a été délaissé par la droite et trahi par la gauche": "c'est ma cohérence et le ciment de mon projet". "La deuxième valeur, c'est le respect. L'erreur de mai 68, c'est d'avoir pensé faire le bonheur de l'élève en le considérant comme l'égal du maître". "Enfin, il y a la valeur de responsabilité", insiste le président de l'UMP, selon qui "il n'existe pas de droit sans devoir en contrepartie".

Départ de l'Intérieur au moment de la campagne officielle


Outre l'entretien au Figaro, Nicolas Sarkozy était également l'invité d'Europe 1 mercredi matin. Interrogé sur les accusations de la gauche qui dénonce la confusion des genres entre sa fonction de ministre de l'Intérieur et son statut de candidat, il a affirmé qu'il n'avait pas "l'intention d'abandonner (ses) responsabilités parce que le Parti socialiste s'énerve parce que les sondages de sa candidate ne sont pas bons". Il a ensuite annoncé qu'il quitterait la place Beauvau au moment de l'ouverture officielle de la campagne, à savoir le 9 avril.

Concernant les dossiers étrangers, il a notamment souligné qu'une éventuelle intervention militaire en Iran était très hasardeuse et que soutenir la politique de George W. Bush ne signifiait pas pour autant un suivisme unilatéral.

D'après agence

le 31 janvier 2007 à 06:58
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

23 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Charles, le 31/01/2007 à 14h08

    Je suis un démocrate libéral et je tiens à le rester. Ceci étant dit, je suis capable d'écouter une autre musique et me dire, tiens, ça c'est pas mal. Mais franchement les électeurs socialistes ne sont pas curieux, car à part le programme de leur parti qu'ils ont bien de la chance de connaître et à part les sujets rengaines "faire payer les riches" et autres impôts nouveaux et les patrons sont des voyous, je n'ai rien entendu de la part de leur divine madone.

  • Maurice, le 31/01/2007 à 13h51

    Et il reparle de 68. C'est vraiment un homme du passé. Et pourquoi souhaite t-il tant que cela le soutient de Chirac et Villepin ? Il craint un remake du duel Giscard - Mitterand en 1981 ? Encore des vieilles histoires ...

  • GERARD, le 31/01/2007 à 13h46

    Mme ROYAL fuit le débat car elle n'a rien à dire et a proposer. Les socialistes doivent se mordre les doigts de l'avoir plébiscitée.

  • Attab, le 31/01/2007 à 12h58

    Mr nicolas Sarkozy a raison , sur toute la ligne. De toute façon, sarkozy nicolas est le seul a pouvoir gouverner la France au prochaine élection présidentielle 2007.

  • Jean, le 31/01/2007 à 12h21

    Pichot ne croyez vous pas que ce sont surtout les français qui ont percé à jour la supercherie Royal et qui souhaite s'exprimer sur un forum comme celui-ci? Si vous n'avez pas encore compris cela j'ai bon espoir que ca ne tarde pas...

  • Nicole bruno, le 31/01/2007 à 12h12

    Aucun programme de Royal, nul plus que nul de la poudre aux yeux la fuite en avant. Nicolas Sarkozy, le seul pour relever la France. homme intelligent, volontaire, vrai c'est ce qu'il nous faut . Bravo

  • J.ninet, le 31/01/2007 à 12h06

    En réponse à Boboss de Massy, la France n''est justement pas un jouet pour une femme en mal de notoriété, effectivement N.Sarkozy sait ce qu'il vaut depuis longtemps, c'est^pour cela qu'il connait aussi bien ses dossiers, et qu'il serait un président expérimenté et compétent.

  • Guy, le 31/01/2007 à 11h58

    Ca fait du bien un candidat qui a des convictions et des propositions précises: la valeur du travail, les devoirs avant les droits, bref le courage de se retrousser les manches! En effet, le PS se pose (trop tard?) la question de la valeur de son choix envers Mme Royal; ça devrait les inciter à la réflexion plutôt qu'à l'invective.

  • Herve, le 31/01/2007 à 11h37

    Le denigrement de la gauche caviar ne portent pas ses fruits !! J Lang notre bobo d'une autre epoque a beau vitupérer avec christian barbier , cela ne changera rien . N Sarkozy a un vrai programme crédible et il continuera de monter dans les sondages

  • Pichot, le 31/01/2007 à 11h22

    Votre parti-pris à LCI pour Sarkosy est trop flagrant pour ne pas etre relevé. Attention juste de ne pas en faire trop car vous perdrez en efficacité pour votre candidat préféré. Cordialement

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience