Un long entretien avec Nicolas Sarkozy à la Une du Figaro © TF1/LCI- Ségolène Royal : questionné sur les propos de la candidate socialiste, qui a demandé en Guadeloupe à ses partisans de l'aider à "se soustraire à la médiocrité du débat politique", Nicolas Sarkozy répond : "se plaindre que la campagne ne soit pas de grande qualité quand on fuit le débat, c'est un grand classique ! Si l'on a des conseils à donner pour l'améliorer, je suis tout ouïe, mais je n'ai pas le sentiment de ne pas avoir fait de propositions". Questionné sur l'opportunité du "procès en incompétence" mené à l'UMP contre Ségolène Royal, le président du parti majoritaire relève : "Les occasions ont été si nombreuses que je n'ai pas le sentiment que nous les ayions toutes relevées !".
- Jacques Chirac : interrogé sur ce qu'il attend du chef de l'Etat, le président de l'UMP répond : "quand on est candidat à l'Élysée, on n'a rien à demander, ce sont les Français qui décident. Mais si le président de la République devait me manifester son soutien, ce serait important".
- Michèle Alliot-Marie : si Michèle Alliot-Marie n'était pas à ses côtés lors de son déplacement à Londres mardi, c'est, affirme Nicolas Sarkozy, que "le président de la République a considéré que ce n'était pas opportun, compte tenu des discussions en cours avec la Grande-Bretagne". Mais "Michèle Alliot-Marie s'exprimera à mes côtés à Toulon, le 7 février".
- Dominique de Villepin : "à la différence des socialistes, j'ai compris que je devais associer toute ma famille politique. Je ne veux pas être un candidat solitaire. J'irai voir Angela Merkel le 12 février avec Alain Juppé, et j'espère que Dominique de Villepin pourra lui aussi m'apporter son aide le moment venu. J'en aurai besoin". Le "moment venu", explique le ministre-candidat, c'est "quand Jacques Chirac aura fait connaître sa décision. Nous avons évoqué ce moment avec le président de la République, mais je ne suis pas son porte-parole".
- les électeurs de gauche : Nicolas Sarkozy affirme vouloir "transcender les clivages" politiques, refusant d'être "le président d'une France de droite contre une France de gauche". Il réaffirme son refus d'"abandonner les électeurs dont la République a besoin, ces électeurs les plus populaires, qui se sont sentis abandonnés depuis tant d'années, parce que la gauche ne leur parle plus, (...) ces électeurs de gauche qui ne se reconnaissent plus dans la gauche d'aujourd'hui, qui parle exclusivement aux salariés dotés d'un statut". Comme on lui demande s'il ne retourne pas à la "fracture sociale" dénoncée par Jacques Chirac en 1995, il observe: "la fracture sociale, c'était défendre les pauvres sans travail. Je veux qu'on n'oublie pas les travailleurs pauvres. Je ne promets pas plus d'assistance, mais plus de travail".
- "travail", "respect" et "responsabilité" : ce sont les trois valeurs que Nicolas Sarkozy affirme vouloir mettre en avant dans sa campagne. "Au premier rang, je mettrai la valeur travail, dont l'oubli résume à mes yeux toute la crise morale française", déclare le ministre de l'Intérieur, selon qui "le travail a été délaissé par la droite et trahi par la gauche": "c'est ma cohérence et le ciment de mon projet". "La deuxième valeur, c'est le respect. L'erreur de mai 68, c'est d'avoir pensé faire le bonheur de l'élève en le considérant comme l'égal du maître". "Enfin, il y a la valeur de responsabilité", insiste le président de l'UMP, selon qui "il n'existe pas de droit sans devoir en contrepartie".
Départ de l'Intérieur au moment de la campagne officielle |
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D'après agence
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