Ségolène Royal en Chine, lors de sa visite au pied de la Grande Muraille © TF1/LCIA quatre mois de la présidentielle et après un premier voyage chaotique en novembre au Proche-Orient, où sa rencontre avec un dirigeant libanais du Hezbollah avait provoqué la polémique en France, Ségolène Royal est arrivée tôt samedi en Chine. Elle y effectue une tournée à l'invitation du Parti communiste chinois, prévue jusqu'à mardi. Une visite chez ce géant asiatique devenu incontournable pour affirmer sa posture internationale et démontrer qu'elle sait "aller au coeur des difficultés", alors même que la Chine "fait peur aux Français", comme l'explique Jean-Louis Bianco, porte-parole de la socialiste.
"Conformément à la tradition" chinoise qu'elle "veut respecter", Ségolène Royal a expliqué jeudi qu'il appartenait à Pékin d'annoncer la liste de ses hôtes. Sur son programme donc, peu de détails, si ce n'est que la candidate doit visiter la Grande muraille et la Cité interdite et rencontrer des "dirigeants chinois". Elle aurait aussi demandé un entretien avec le président chinois Hu Jintao, qui est également n°1 du parti unique au pouvoir en Chine depuis 1949. Information qu'elle n'a pas confirmée. Elle a seulement affirmé vouloir "nouer des contacts personnels" avec les dirigeants et rechercher des "partenariats judicieux et offensifs" dans la perspective de sa victoire à l'Elysée.
Cinq dossiers ont été retenus par la candidate : les "délocalisations et le poids croissant de l'économie chinoise", l'environnement, le "co-développement avec l'Afrique", la "place de la femme" dans la société et "bien évidemment" les questions de droits. "Sans en rabattre sur les principes" ni y aller "en donneuse de leçons", Ségolène Royal a affiché son intention de "parler avec franchise" de tous les sujets même ceux qui fâchent -Tibet, droits de la femme, Taïwan, nucléaire iranien...
Retour MYTF1
Chargement en cours...




