Ségolène Royal lors de son déplacement en Guadeloupe © TF1/LCISégolène Royal revient en métropole après avoir achevé dimanche un voyage de trois jours aux Antilles, où elle s'est efforcée de reprendre la main face aux attaques de la droite métropolitaine. Sans échapper pour autant à de nouvelles attaques, puisque ses quelques mots en créole prononcés lors d'un meeting samedi ont beaucoup fait réagir...
Le député de la Guadeloupe et secrétaire national du PS aux DOM-TOM, Victorin Lurel, s'est d'ailleurs déclaré dimanche "scandalisé par l'exploitation éhontée, par l'UMP, de la traduction inexacte" de l'expression utilisée la veille par la candidate socialiste. Rebondissant sur ces quelques mots, "nou ké cassé ça", traduits par "nous allons tout casser", les porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse et Luc Chatel ont en effet reproché à Ségolène Royal de vouloir "tout casser, y compris la République", durant son déplacement "pêche aux voix" en Guadeloupe.
"L'UMP ne connaît rien aux départements antillo-guyanais"
Or pour Victorin Lurel, qui se trouvait dimanche avec la candidate socialiste à Pointe-à-Pitre, "nou ké cassé ça, ça veut dire que nous allons changer ça". Il a d'ailleurs précisé qu'une chanson créole connue reprenant cette expression avait été diffusée à l'issue du meeting de Ségolène Royal samedi aux Abymes. Enfonçant le clou, l'élu de la Guadeloupe a assuré que "l'UMP ne connaît rien aux départements antillo-guyanais", car "c'est faire preuve d'ignorance et d'inculture crasse que de faire croire que le mot "kacé sa" en créole veut dire : casser la République".
Le président du Conseil général de la Guadeloupe, Jacques Gillot, sénateur (app. PS), s'est également élevé "avec la plus grande fermeté" contre la traduction inexacte de l'expression et "l'utilisation odieuse qui en a été faite par l'UMP".
D'après agence
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