Jacques Chirac à l'Elysée lors des traditionnels voeux aux Français, le 31 décembre 2006 © TF1/LCILe président de la République a adressé mercredi matin ses vœux au gouvernement, comme le veut la coutume avant chaque premier conseil des ministres de l'année. Jacques Chirac a demandé a ses ministres "une mobilisation totale" pour la sécurité, une lutte accrue contre le chômage et une intensification de l'aide aux "plus démunis". Cette mobilisation gouvernementale doit aussi s'exprimer pour faire "vivre l'égalité des chances, pour défendre et favoriser le développement de nos entreprises, pour porter la voix et les valeurs de la France partout dans le monde", a-t-il ajouté.
Jacques Chirac a aussi averti les ministres concernant leur engagement dans la campagne, un message qui semblait s'adresser à Nicolas Sarkozy, le futur candidat de l'UMP. "Vous aurez certainement à coeur de prendre part au débat national qui s'annonce. Il est légitime que vous puissiez le faire, et nos concitoyens seront attentifs à l'expression de votre engagement et de vos convictions", a-t-il déclaré. "Mais il vous faudra le faire dans le cadre d'un principe clair : cet engagement dans le débat électoral ne saurait en aucun cas s'exercer au détriment de votre mission gouvernementale", a-t-il précisé.
"Plein de bonnes choses" pour 2007
Le président a aussi indiqué dans ses vœux qu'il comptait s'exprimer, avant les élections, "en liberté et en responsabilité", pour "fixer les enjeux et éclairer le choix des Français" comme il l'avait fait dans ses voeux aux Français le 31 décembre.
Quelques minutes avant le discours du président de la République, le Premier ministre Dominique de Villepin, qui menait le cortège de ministres se rendant à l'Elysée après avoir pris un petit déjeuner de début d'année au ministère de l'Intérieur, a lui souhaité de la "sérénité" et "plein de bonnes choses" pour 2007...
Sarkozy à "la capacité" d'être à la fois ministre et candidat |
Nicolas Sarkozy a "largement" la "capacité" pour être à la fois ministre de l'Intérieur et candidat à la présidentielle, a déclaré mercredi Brice Hortefeux, un de ses très proches conseillers. "Nous sommes au XXIe siècle, pas dans la seconde moitié du XIXe, à l'époque où les ministres de l'Intérieur et les préfets organisaient les candidatures et désignaient les vainqueurs", a poursuivi le ministre délégué aux Collectivités locales. Interrogé pour savoir si Nicolas Sarkozy resterait à son ministère après avoir reçu le 14 janvier le soutien de l'UMP pour la présidentielle, Brice Hortefeux a répondu : "Je n'en sais rien. Ce dont je suis sûr, c'est que sa décision sera prise en fonction du seul intérêt général et non par tactique", a-t-il conclu.
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