Nicolas Sarkozy à Madrid © TF1/LCIMardi à Madrid, en Espagne, Nicolas Sarkozy a lancé un appel à tous les Français expatriés, comme il l'avait déjà fait à Londres le mois dernier : "revenez", a-t-il demandé, devant environ 2000 expatriés. "Ensemble, nous ferons de la France une grande nation où tout sera possible", leur a-t-il dit.
Dans un discours vantant "le travail, le mérite, l'effort, l'élitisme républicain" et denonçant "la dévalorisation du travail, l'égalitarisme et l'assistant, l'idéologie de Mai 68", Nicolas Sarkozy a stigmatisé "la gauche du jeunisme et des 35 heures forcées", qui selon lui, "demande aux enfants ce qu'ils ont envie d'apprendre, dit à l'élève qu'il est l'égal du maître, part en guerre contre l'élitisme républicain qui traumatiserait les mauvais élèves et promet qu'on donnera le bac à tout le monde".
Pour le candidat UMP, "cette gauche-là, au final, accepte la pauvreté pour peu qu'il n'y ait que des pauvres, tolère les retards pour peu que personne ne soit à l'heure, s'accommode des injustices si chacun en est également la victime. Cette société là je veux le dire clairement, je n'en veux pas", a-t-il martelé.
Il a réaffirmé les mesures qu'il prendrait s'il était élu président de la République : suppression des charges sur les heures supplémentaires, allègement de la fiscalité du travail, création d'une "sécurité sociale professionnelle", loi sur le service minimum garanti dans les services publics. Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, Alain Lamassoure, député européen et Thierry Mariani, député du Vaucluse, l'accompagnaient à Madrid.
D'après agence
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