François Bayrou lors du discours de clôture du conseil national de l'UDF, le 12 novembre 2006 © TF1/LCILa bataille des chifffes bat son plein. François Bayrou a estimé jeudi soir son programme présidentiel à "20 milliards à peu près", un coût "entièrement équilibré par des économies". Invité de l'émission "A vous de juger", sur France 2, le candidat UDF à la présidentielle a précisé que le député de la Marne Charles de Courson, spécialiste des questions économiques à l'UDF, présenterait à la presse "dans les premiers jours de mars, l'intégralité du financement et du coût de ce programme".
Le candidat UDF doit exposer son programme dans un livre à paraître fin février ou début mars chez Plon. Il a précisé que sa proposition de permettre à toutes les entreprises de créer deux emplois sans charges (sauf 10% pour les retraites) coûterait "6 milliards d'euros".
"Ils ont renforcé la fourmilière"
François Bayrou a également affirmé croire qu'il sera "élu président de la République". "Les Français ont besoin de sortir de cette tenaille où on les enferme", de ce "choix établi à l'avance" entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, et veulent "une autre approche, un autre programme", a-t-il estimé.
Alors que le Premier secrétaire du PS François Hollande a affirmé mercredi que le président du Front national Jean-Marie Le Pen était "le seul troisième homme possible" dans l'élection présidentielle, François Bayrou a affirmé que "le PS et l'UMP appellent Le Pen désespérément au secours". "L'UMP et le PS voient une candidature qui va troubler le jeu, et ils essaient de se raccrocher aux branches en évoquant le souvenir de 2002", a estimé le candidat UDF, affirmant que "ceci ne marchera pas".
Jean-Marie Le Pen, "les Français ont voté pour lui en 2002 pour changer le jeu, ils se sont rendus compte que ça renforçait les sortants", a-t-il souligné. "Ils ont voulu donner un coup de pied dans la fourmilière et ils ont renforcé la fourmilière". François Bayrou a qualifié le programme de Ségolène Royal, dévoilé dimanche dernier, de "catalogue de promesses".
"700.000 logements par an"
François Bayrou s'est par ailleurs déclaré favorable à une "suppression des cautions" pour les locations de logements, et a plaidé pour leur remplacement par "des assurances mutuelles". Les cautions sont le "cauchemar des familles, surtout celles qui n'ont pas beaucoup de moyens", a-t-il déclaré. Il a estimé qu'il fallait "libérer les jeunes d'avoir à demander des cautions, de chercher des personnes pour cautionner, de ne pas les trouver (...) C'est une affaire d'un autre siècle". Selon lui, ce sont "des assurances mutuelles" qui "doivent garantir aux propriétaires que le loyer sera payé". "Ca change la vie et ça ne coûte rien", a-t-il dit.
François Bayrou a par ailleurs estimé qu'"on devrait construire, pour que le logement retrouve un peu d'équilibre en France, pour que les prix baissent un peu, 700.000 logements par an". Mais "c'est impossible parce qu'on n'a pas les entreprises pour le faire", a-t-il ajouté. "Il va falloir faire un gros effort, un plan logement de grande ampleur, sur plusieurs années, à la fois pour construire et favoriser la création d'entreprises", a-t-il conclu.
D'après agence
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