François Bayrou en meeting à Poitiers, sur les terres de Ségolène Royal (16 février 2007) © TF1/LCIFrançois Bayrou s'est engagé mardi soir à "garantir les moyens nécessaires à l'action" de l'Education nationale, domaine qu'il a défini lors d'une réunion publique à Dijon, en Côte d'Or, comme "la priorité absolue de toutes les priorités que je défendrai pendant cette campagne électorale". Devant plus de 2.000 personnes, le candidat UDF a proposé de "signer un nouveau contrat entre l'école et la Nation". Il faut "qu'en échange" des moyens garantis "on définisse avec l'Education nationale les objectifs nouveaux qu'il convient d'atteindre".
M. Bayrou, qui doit rencontrer mercredi à Paris les représentants de la FSU, fédération majoritaire dans l'Education, a regretté les "milliers de suppressions de postes" d'une année sur l'autre. "Je suis désespéré quand je vois comment on fait de l'école, et en premier lieu des enseignants, les boucs émissaires de tous les échecs de la société française", a aussi affirmé l'ancien ministre de l'Education nationale.
"Il faut rétablir la discipline scolaire dans les collèges"
Visant Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, il a défendu la carte scolaire, estimant que "l'Etat a l'obligation d'offrir la même excellence partout", que l'on habite "le 6e arrondissement, la banlieue de Lyon ou le Val Fourré" en banlieue parisienne. "Ceci est l'exigence républicaine", a-t-il estimé. "Qu'on assouplisse si on le veut, je le comprends", a-t-il cependant ajouté, mettant en garde contre "quelques réflexions un peu courtes". M. Bayrou a estimé qu'un "défi élémentaire" est "que chacun des enfants qui sortira de l'école primaire maîtrise réellement la lecture et l'écriture" et qu'on n'autorise pas l'entrée en sixième dans le cas contraire.
"Il faut rétablir la discipline scolaire dans les collèges", avec des enseignants et surveillants, "pas avec des policiers", a-t-il ajouté, se prononçant pour "la création d'établissements d'éducation, qui puissent recevoir les élèves qui présentent des difficultés particulières". Pour éviter les échecs à l'université, il a estimé qu'il fallait "faire de la classe de terminale une préparation à la formation universitaire, une terminale propédeutique". Il a aussi indiqué "qu'après tout diplôme, on propose aux jeunes une formation professionnelle", afin de favoriser l'accès à l'emploi à la sortie de l'université, et s'est prononcé pour un degré d'autonomie dans les universités françaises.
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