François Bayrou en meeting à Poitiers, sur les terres de Ségolène Royal (16 février 2007) © TF1/LCICe vendredi, poursuivant son tour de France électoral, François Bayrou était sur les terres de Ségolène Royal. Et profitant de cette présence dans le fief de l'un des "grands candidats" de la campagne présidentielle, il a fustigé depuis Poitiers une opposition droite-gauche "préhistorique" et, selon lui, vaine.
"Je veux qu'on sorte de la préhistoire. Je trouve que l'affrontement gauche-droite est un affrontement préhistorique. Je veux une majorité de rassemblement au service de la France", a martelé le candidat UDF à la présidentielle lors d'une conférence de presse dans un café de Poitiers. "Le temps est venu de sortir de la préhistoire pour entrer dans une démarche de compréhension, d'intelligence", a-t-il poursuivi avant d'asséner : "Je veux gouverner avec des gens importants de gauche et de droite. Je ne veux pas les faire disparaître".
Le candidat centriste, qui appelle régulièrement en renfort l'exemple allemand où "les électeurs ont forcé les deux camps à travailler ensemble", affirme ainsi vouloir "offrir à tous les responsables politiques, l'opportunité de participer ensemble au redressement du pays". Il assure que "personne ne sera exclu en fonction de l'étiquette". Pour lui, pas de doute, "en 2007, la France va choisir de sortir de la préhistoire".
La campagne de Chirac en 1995 : "Au fond, il y a une ressemblance"
Lors d'un déplacement marqué par le thème de la pénibilité au travail, le candidat de l'UDF a rencontré des hôtesses de caisses d'hypermarchés "pour que l'on parle de ces femmes qui travaillent dans un secteur difficile" et "réfléchir à la manière de les aider". Il a proposé plusieurs orientations : "un contrat de travail à temps partiel avec un plancher d'horaire minimum", "la création de crèches par bassin d'emploi" et affirmé son opposition "à l'ouverture du dimanche".
François Bayrou, qui a terminé son étape poitevine par une réunion publique devant cinq cents personnes, s'est aussi offert dans la journée un bain de foule dans la rue, discutant avec les uns, faisant la bise aux autres. A cette occasion, à un journaliste qui comparait sa campagne et celle de Jacques Chirac en 1995, le candidat centriste a répondu : "Ce n'est pas une comparaison que je rejetterai. Au fond, il y a une ressemblance. Nous n'avons pas toujours été d'accord sur l'enjeu de cette élection, cependant comme en 95, il y a un très grand enjeu républicain".
D'après agence
Bayrou critique la suspension de Duhamel |
François Bayrou a implicitement critiqué vendredi la suspension du journaliste Alain Duhamel des antennes de France Télévisions et RTL pour avoir exprimé son soutien à sa candidature à la présidentielle. La suspension d'Alain Duhamel "simplement parce que dans un cadre privé il avait indiqué qu'il avait une inclination à voter pour moi (...) est un choix qui, me semble-t-il, met en questions beaucoup de principes de la société française", a déclaré le candidat UDF à la présidentielle lors d'une visite à Poitiers. "Je trouve qu'il y a là pour la profession de journalistes et pour l'idée que l'on se fait de l'information en France (...)", a-t-il ajouté. |
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