Nicolas Sarkozy en meeting à Perpignan, le 23 février 2007 © TF1/LCIPour lui, c'est "une épreuve de sincérité", "une exigence morale", à laquelle "il faut être préparé". Nicolas Sarkozy a décrit vendredi en ces termes la campagne présidentielle, lors d'une réunion publique à Perpignan. "(...) On ne peut dissimuler ce que l'on est. On ne peut mentir sur ce que l'on pense", a lancé le candidat devant plus de 8000 personnes, selon l'UMP. "Une campagne présidentielle, c'est dur. Dur pour sa famille. Dur pour soi-même. Parce qu'il faut aller chercher au fond de soi la sérénité, le calme, la tranquillité qui permettent de faire face à tous les emballements", a-t-il ajouté.
"C'est une forme d'oubli de soi. C'est se mettre à l'écoute des autres, à leur service. Car il y a beaucoup à apprendre de ce que disent les Français chaque jour", a-t-il assuré. Pour lui, une campagne présidentielle "est une tension qui ne se relâche jamais car la victoire n'est acquise qu'à la dernière seconde de la dernière minute de la dernière heure de la compétition". "Voilà pourquoi je vous demande de vous battre jusqu'à la dernière seconde de la dernière minute de la dernière heure", a-t-il lancé à la foule qui l'a acclamé. "Je ne les décevrai pas (les Français, ndlr). Je ne les trahirai pas. Tout simplement parce que je n'en ai pas le droit", a-t-il également affirmé.
"L'autorité, ça se mérite"
Nicolas Sarkozy a également affirmé que pour rétablir la notion d'autorité dans la société, qui selon lui, fait défaut depuis mai 68, les politiques devaient être "irréprochables" et "tenir leurs promesses". "L'autorité, qui ose encore en parler? L'autorité est un mot qui vous fait immédiatement soupçonner de préparer rien moins qu'un Etat policier", a dénoncé le candidat UMP. Selon lui, "l'autorité doit d'abord venir de ceux qui doivent l'exercer au sommet de la République".
"Si l'autorité des hommes politiques est si contestée, ce n'est pas à cause de la mondialisation, c'est à cause de comportements, d'attitudes, de mensonges, d'approximations que les Français ne supportent plus, qu'ils ne nous pardonneront plus", a-t-il argué. "C'est à cause de la distance, hélas, de plus en plus grande qu'il y a entre les paroles et les actes. J'ai conscience de cette situation. J'essaye d'en tirer toutes les conséquences car j'ai compris, au fond de moi, que l'autorité ça se mérite. Qu'une parole donnée se doit d'être une parole tenue. C'est une question d'honnêteté et je veux être honnête envers les Français", a-t-il ajouté.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




