La Cour avant le meeting pour Bové

le 07 février 2007 à 06h45 , mis à jour le 07 février 2007 à 09h09

Avant son 1er meeting prévu ce soir, le leader altermondialiste saura si la Cour de cassation confirme ou non sa condamnation à quatre mois de prison.

TF1/LCIJosé Bové, le 1er février 2007 © TF1/LCI

Paris puis Aubagne. Six jours après l'annonce officielle de sa candidature, cette journée de mercredi s'annonce cruciale pour José Bové. Dans un premier temps, la Cour de cassation statuera sur son pourvoi contre sa condamnation à quatre mois de prison pour le fauchage d'un champ d'OGM. Dans un second temps, il tiendra dans la soirée son premier meeting de campagne.

Le leader altermondialiste sera présent au tribunal à Paris pour prendre connaissance de la décision de la plus haute juridiction française. Si son pourvoi contre la peine infligée en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse est rejeté, conformément aux réquisitions du parquet général, la condamnation deviendra définitive. Mais, dans les faits, compte tenu de la durée d'emprisonnement requise -moins d'un an-, une peine alternative est possible, comme le port d'un bracelet électronique ou le report de l'incarcération.

Pas de privation des droits civiques

Surtout, étant donné que la privation de ses droits civiques n'est pas concernée par l'éventuelle peine, José Bové pourra être candidat, même depuis une cellule une prison. "Quelle que soit la décision, je continuerai mon combat", clame-t-il haut et fort. D'ailleurs, sitôt rendu l'arrêt de la Cour, José Bové a fait savoir qu'il se rendrait à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. La ville est l'un des berceaux du mouvement antilibéral qui a appelé à sa candidature et il y bénéficie aussi du soutien de militants communistes de la municipalité.

L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne sera entouré des chefs de file du mouvement antilibéral comme le maire de Saint-Denis Patrick Braouezec, l'élue francilienne Claire Villiers, le président de la Fondation Copernic Yves Salesse et Francine Bavay.

Bové "refusera" le bracelet électronique 

José Bové a indiqué mercredi qu'il "refuserait" de porter un bracelet électronique s'il lui était proposé, dans l'hypothèse où sa condamnation à une peine de prison serait  confirmée par la Cour de Cassation. "Est-ce que quand on est incarcéré pour des  opinions on essaye de négocier sa condamnation ? Absolument pas. Si je suis condamné, je ne suis pas privé de mes droits civiques", a-t-il  affirmé. Le cas de figure d'un candidat à la présidentielle purgeant une peine de  prison "ne s'est jamais produit dans ce pays", a noté José Bové.

le 07 février 2007 à 06:45
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6 Commentaires

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  • Jean, le 07/02/2007 à 10h18

    Risqer la prison pour avoir fait ce que l'on dit c'est plutôt rare pour un homme politique...

  • Antoine, le 07/02/2007 à 10h07

    Monsieur Bove, vous etes l'exemple de ma France de demain, ou les hommes d'en bas, se leveront un a un,les mains pleines de terre et vous donnerons leurs soutients, soyez fort, vous n'etes pas seul. Radical et Ecologiste vous avez ma signature pour une France plus propre plus digne et plus grande. donnez l'exemple de vous presenter libre de toute condanation, acceptez les quatres mois et devenez notre leader intouchable.

  • Richad, le 07/02/2007 à 09h41

    Comme quoi on peut être condamné et candidat!!! nul besoin de respecter les lois de la république pour pouvoir se porter candidat au poste suprême.... sommes nous toujours dans un état de droit ?

  • Algunet, le 07/02/2007 à 09h19

    Si Bové est condamné, voire incarcéré, une partie de l'opinion va voter pour lui par esprit contestataire , il risque fort alors de dépasser les 5% au 1er tour et... le deuxième tour, Sarkosy vs Lepen ou Bayrou va être passionnant!

  • Michel, le 07/02/2007 à 08h07

    Un candidat à la présidentielle qui est en cours de condamantion, ne doit se présenter à une élection. C'est loin d'être un exemple de civisme. Pas normal

  • GELI, le 07/02/2007 à 07h50

    Rien de tel pour en faire un martyr!

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