José Bové, le 1er février 2007 © TF1/LCIParis puis Aubagne. Six jours après l'annonce officielle de sa candidature, cette journée de mercredi s'annonce cruciale pour José Bové. Dans un premier temps, la Cour de cassation statuera sur son pourvoi contre sa condamnation à quatre mois de prison pour le fauchage d'un champ d'OGM. Dans un second temps, il tiendra dans la soirée son premier meeting de campagne.
Le leader altermondialiste sera présent au tribunal à Paris pour prendre connaissance de la décision de la plus haute juridiction française. Si son pourvoi contre la peine infligée en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse est rejeté, conformément aux réquisitions du parquet général, la condamnation deviendra définitive. Mais, dans les faits, compte tenu de la durée d'emprisonnement requise -moins d'un an-, une peine alternative est possible, comme le port d'un bracelet électronique ou le report de l'incarcération.
Pas de privation des droits civiques
Surtout, étant donné que la privation de ses droits civiques n'est pas concernée par l'éventuelle peine, José Bové pourra être candidat, même depuis une cellule une prison. "Quelle que soit la décision, je continuerai mon combat", clame-t-il haut et fort. D'ailleurs, sitôt rendu l'arrêt de la Cour, José Bové a fait savoir qu'il se rendrait à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. La ville est l'un des berceaux du mouvement antilibéral qui a appelé à sa candidature et il y bénéficie aussi du soutien de militants communistes de la municipalité.
L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne sera entouré des chefs de file du mouvement antilibéral comme le maire de Saint-Denis Patrick Braouezec, l'élue francilienne Claire Villiers, le président de la Fondation Copernic Yves Salesse et Francine Bavay.
| Bové "refusera" le bracelet électronique |
José Bové a indiqué mercredi qu'il "refuserait" de porter un bracelet électronique s'il lui était proposé, dans l'hypothèse où sa condamnation à une peine de prison serait confirmée par la Cour de Cassation. "Est-ce que quand on est incarcéré pour des opinions on essaye de négocier sa condamnation ? Absolument pas. Si je suis condamné, je ne suis pas privé de mes droits civiques", a-t-il affirmé. Le cas de figure d'un candidat à la présidentielle purgeant une peine de prison "ne s'est jamais produit dans ce pays", a noté José Bové. |
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