Ségolène Royal à Villepinte le 11 février 2007 © TF1-LCIBertrand : un programme sans "colonne vertébrale"
Le ministre de la Santé a déploré sur Canal + l'absence de "colonne vertébrale " dans le programme de Ségolène Royal. Il a indiqué avoir vu dans le discours de la candidate socialiste, "une addition, un empilement de propositions". Selon Xavier Bertrand, "ce qui a manqué, c'est à la fois le mode d'emploi et le financement". Il a par ailleurs regretté que la candidate socialiste n'ait évoqué ni la fiscalité, ni le financement des retraites dans ses propositions.
Devedjian : "adieu Tony Blair, bonjour Laurent Fabius"
Le député UMP des Hauts-de-Seine s'est déclaré lundi "déçu" du pacte présidentiel de Ségolène Royal, jugeant qu'il s'agissait là d'un "patchwork de propositions qui n'ont pas de cohérence, n'ont pas de souffle et n'ont pas une vision d'avenir". "La montagne de la démocratie participative a finalement accouché d'une souris", a-t-il poursuivi. Invité de RTL, Devedjian a estimé qu'au moment de sa désignation, la candidate socialiste représentait un espoir de changement pour la gauche. "Elle avait fait un hommage à Tony Blair et c'était l'occasion d'une vraie modernisation", a-t-il déclaré. Or pour ce proche de Nicolas Sarkozy, les propositions de Royal de dimanche, c'est "adieu Tony Blair, bonjour Laurent Fabius".
Cavada : "je plains la feuille de l'impôt"
Le député européen a estimé sur France 2 que les propositions de Royal risquent d'amener le déficit de la France dans une fourchette située "entre 80 et 110 milliards d'euros". "Vous connaissez l'avenir de ce pays, il est engoncé dans la dette jusqu'au cou. Et on en remet une louche", a déclaré ce proche de François Bayrou. Et Jean-Marie Cavada de conclure : "Je plains la feuille de l'impôt parce qu'il faudra bien que quelqu'un, un jour, rembourse cette dette".
Copé : pas de "chiffrage" du projet
Le ministre délégué au Budget a regretté lundi sur iTele, l'absence de "chiffrage" du projet de la candidate socialiste. "Quand je vois la liste du projet de Ségolène Royal, moi ministre du budget, j'ai arrêté d'essayer de chiffrer. Il y en a trop, il y en a tous les étages, je vois bien la difficulté pour elle. Premièrement elle n'a à aucun moment évoqué le chiffrage de son projet (...), mais surtout pas un mot en termes de fiscalité", a-t-il indiqué, se disant "effaré".
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