Lionel Jospin © TF1/LCIC'est l'union sacrée au PS autour de la candidate socialiste. Parmi les treize membres de l'équipe de campagne de Ségolène Royal, dévoilée jeudi soir, on trouve ainsi ses deux anciens rivaux dans la primaire socialiste, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius - mais aussi, plus surprenant, Lionel Jospin. Cette "équipe du pacte présidentiel" compte encore dans ses rangs Pierre Mauroy, Henri Emmanuelli, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Bernard Kouchner, Gérard Collomb (le maire de Lyon), Yvette Roudy (ancien ministre) ; on y trouve aussi les présidents des groupes parlementaires Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, et le premier secrétaire du PS François Hollande.
"Tout le monde est rassemblé dans cette phase décisive de la campagne", a annoncé jeudi soir la députée des Deux Sèvres. Quant à son rôle, ce "groupe des 13" va être chargé d'"animer et de tenir des réunions de campagne à travers le pays", a précisé Ségolène Royal en soulignant que ses membres pourront se réunir "à leur convenance".
Du "conseil stratégique" au groupe des 13
La présence de Lionel Jospin dans ce pack créé autour de Ségolène Royal constitue donc la principale surprise. L'ancien Premier ministre avait sévèrement combattu la candidature de la députée des Deux-Sèvres lors de la primaire interne au PS, avant de lui manifester son soutien réservé. En revanche, la présence dans cette équipe de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn était attendue. Tout comme celle du chef du PS, par ailleurs le compagnon de Ségolène Royal, François Hollande. Lionel Jospin, qui était absent de Villepinte lorsque la candidate socialiste avait présenté les 100 propositions de son "pacte présidentiel", le 11 février, avait cependant indiqué trois jours plus tôt qu'il interviendrait "dans la campagne de façon positive, à sa façon", "de temps en temps", un soutien du bout des lèvres qui n'augurait pas de son entrée dans cette équipe rapprochée.
Le groupe des 13 ainsi constitué est finalement la solution qu'a retenue Ségolène Royal, plutôt que la formation d'un "conseil stratégique", qu'avaient laissé prévoir ses proches mercredi. "Ce rôle appartient au Bureau national" du PS, a-t-elle expliqué.
D'après agence
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