Arlette Laguiller © LCIArlette Laguiller a exigé vendredi à Limoges un "contrôle populaire" des entreprises. Le slogan "urgence sociale" de la candidate Lutte Ouvrière à l'élection présidentielle intègre en effet "le contrôle sur la stratégie et les investissements des sociétés pour éviter les fermetures, les délocalisations, la dégradation des emplois, des salaires et des conditions de travail", a-t-elle indiqué au cours d'une conférence de presse précédant une réunion publique.
Concrètement, comment mettre en place ce "contrôle populaire" ? Pour la candidate LO, "il faut lever le secret professionnel et permettre à un salarié, un cadre au comité d'entreprise d'alerter la population et les pouvoirs publics". Elle juge en effet qu'il faut "des solutions autoritaires (...) pour mettre fin au comportement irrationnel de cette économie qui ne vit que de la concurrence et dont les travailleurs et la population sont victimes".
Distribution de mauvais points à la gauche non socialiste
Arlette Laguiller a également proposé de "taxer à 50%" les "profits des grandes sociétés" pour financer une politique sociale, en nuançant cette exigence pour les très petites entreprises (TPE) et les PME et PMI.
Pour justifier la distance prise par son parti par rapport à la gauche non socialiste, la candidate LO a reproché à la candidate communiste Marie-George Buffet sa "tentation de rejoindre Ségolène Royal", au candidat altermondialiste José Bové de "plus parler d'OGM que de cadences dans les usines" et au candidat LCR Olivier Besancenot d'avoir "rejoint le camp des antilibéraux".
D'après agence
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