TF1-LCI - Jack Lang à la réunion socialiste de Lens le 16 septembre 2006 © TF1-LCiLa gauche a décidé d'attaquer Nicolas Sarkozy bille en tête. Avant la grand-messe de leur candidate dimanche prochain, les ténors socialistes sont chargés de répondre quotidiennement aux discours du candidat de l'UMP. Jeudi, Jack Lang a commenté depuis la rue de Solférino sa prestation la veille à Toulon. Et pour le conseiller spécial de Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy "est allé un peu plus loin vers les terres du Front national", en se demandant si cela tenait au fait que la ville de Toulon ait été dirigée un moment (1995-2001) par un maire Front national. Selon le député socialiste, "on ne peut pas ne pas constater une lepénisation progressive des discours et des thèmes du candidat sortant de l'UMP". Il faisait référence à la dénonciation à plusieurs reprises, dans de récents discours de Nicolas Sarkozy, de la polygamie ou de l'excision, entre autres.
A Toulon, le patron de l'UMP s'en était pris à "ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l'excision, le mariage forcé, ceux qui veulent imposer à leurs soeurs la loi des grands frères". "Tout cela suinte le vocabulaire et le style de l'extrême droite", a conclu Jack Lang. Dans le même registre, Marie-George Buffet a qualifié jeudi de "scandaleux" le discours de Nicolas Sarkozy, l'accusant de donner des "gages" aux thèses du Front National. "En assimilant de façon délibérée les étrangers vivant en France à la polygamie, l'excision, le mariage forcé, la soumission des femmes, il stigmatise toute une population", a affirmé la candidate communiste.
"Voter Bayrou, c'est voter à droite"
La dernière vague de sondages portant François Bayrou entre 12 et 14% des voix, il devient également une cible de choix pour les partisans de Ségolène Royal. Ainsi, Jack Lang a affirmé jeudi à l'intention des "électeurs de gauche", que voter François Bayrou à l'élection présidentielle, c'est voter "à droite". "Je le dis aux électeurs de gauche qui pourraient se laisser entraîner momentanément" par le discours du leader centriste", a ajouté l'ancien ministre. Il a accusé François Bayrou d'avoir été, "comme ministre de l'Education nationale, l'homme qui, avec Edouard Balladur, a jeté dans la rue un million de manifestants lors du débat sur la loi Falloux (relative au caractère public de l'enseignement, NDLR) en 1993-1994". "Ce n'est guère rassurant", a-t-il dit.
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