A Lille, Le Pen en appelle aux "sans-grade"

le 25 février 2007 à 17h40 , mis à jour le 25 février 2007 à 21h50

Dimanche, dans le discours final de la convention FN de Lille, le candidat frontiste a invité les "petits" à "reprendre avec (lui) le pouvoir".

TF1/LCI : Jean-Marie Le Pen lors de son discours de clôture de la convention présidentielle du FN à Lille (25 février 2007)Jean-Marie Le Pen lors de son discours de clôture de la convention présidentielle du FN à Lille (25 février 2007) © TF1/LCI

Jean-Marie Le Pen s'est adressé dimanche à Lille "aux petits, aux obscurs, aux sans-grade" pour les inciter "à reprendre avec (lui) le pouvoir" et "retrouver le privilège d'être Français". "Vous qui n'avez jamais servi, combattu, travaillé que pour des prunes", "allons dire ensemble à l'Univers étonné que la France est de retour, que la grande Nation s'est réveillée", a déclaré le candidat frontiste en terminant une convention présidentielle de deux jours à Lille.

Dans un discours souvent lyrique, ou il s'est présenté comme "le candidat de la vie", Jean-Marie Le Pen a fait référence à la tradition ouvrière de la région Nord Pas-de-Calais, célébrant les combats qui "arrachèrent de haute lutte les droits essentiels du travailleur au patron de droit divin d'alors". "Ces droits dont les nouveaux grands patrons du Medef et du Cac 40 veulent à nouveau les priver, aidés en cela par la complicité active de leurs zélés serviteurs, les Sarkozy, les Bayrou, les Royal, tous partisans de l'Europe du 'oui' à la Constitution", a-t-il déclaré.

Le président du FN a dénoncé "le vrai scandale de notre nation", "cette insupportable vision du malheur de nos concitoyens pourtant dignes et silencieux, tandis qu'on abrutit avec la surmédiatisation des sans-papiers venus en fraude". Les dirigeants de gauche et droite "sont tous coupables" de cette situation, a déclaré Jean-Marie Le Pen, critiquant ses principaux rivaux, "l'altesse royale des Charentes qui propose des soins palliatifs aux blessés de la guerre économique", "Nicolas qui court et nous attend au coin du bois mesdames", et "Bayrou qui joue au rebelle, Tartuffe dans le rôle de D'Artagnan".

"Retour" de la France sur la scène mondiale

Jean-Marie Le Pen, 78 ans, a profité du rassemblement de Lille pour décliner quelques éléments de son programme qui vise à une "reconquête économique et sociale" et fait toujours de l'immigration la principale cause des difficultés du pays, avec l'Europe de Bruxelles. Le FN entend "inverser les flux migratoires" en supprimant notamment les aides sociales dont bénéficient les étrangers et en réduisant de 10 à trois ans la durée des cartes de séjour. Son leader a également promis un "plan Marshall pour les campagnes" et une "révolution fiscale". Bien que partisan d'un "capitalisme éclairé", il a fustigé le "capitalisme financier planétaire" tenu, selon lui, par quelques milliers de "prédateurs" qui n'ont "qu'un seul but : le taux de profit à deux chiffres et une seule nation, l'argent."

Enfourchant un nouveau cheval de bataille, Jean-Marie le Pen a promis d'être "le président qui, en septembre 2007, ira à l'Assemblée générale des Nations Unies proposer l'audace de gérer en commun quatre parties communes de la propriété planétaire : l'eau, l'alimentation, les médicaments de base et l'instruction." Selon lui, un tel acte marquerait le "retour" de la France sur la scène mondiale.

D'après agences

Parrainages : Le Pen accuse implicitement de Villiers de "manoeuvre crapuleuse"

Au moment de commencer son discours final, Jean-Marie Le Pen a accusé implicitement dimanche, devant plus de 2000 de ses partisans, son rival Philippe de Villiers de chercher à dissuader les maires de signer pour lui, dans une "manoeuvre particulièrement crapuleuse". "Il est probable que cette manoeuvre" consistant à appeler les maires au téléphone pour les dissuader de signer "vient d'un candidat qui se trouve jusqu'à présent dans les sous-sols des sondages, et qui espère grâce à cette manoeuvre pouvoir prendre ma place", a déclaré candidat FN, en demandant aux maires "de ne pas se laisser intimider". Philippe de Villiers a formellement démenti dans un communiqué les "insinuations mensongères" du leader frontiste "qui comme d'habitude fait dans l'injure et l'outrance", reprochant à son tour à Jean-Marie Le Pen de vouloir compliquer sa propre quête des signatures.

le 25 février 2007 à 17:40
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68 Commentaires

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  • Régis, le 26/02/2007 à 17h11

    Plusieurs points concernant Le Pen concernant le détail constament ressorti, c'est un détail ignoble de l'histoire du xx siècle au meme titre que le massacre des 25 millions de russes par les bolchevicks, et les 1 a 2 millions au rwanda. Ceci dit prendre soin en priorité des nationaux n'est pas raciste car il faudrait condamner 99% des pays .Ce n'est rendre service à personne et cela avive les tensions quand on laisse trainer l'immigration.L'exemple de la jeune niçoise, mère célibataire, qui a demandé, dans l'émission à vous de juger, à F.Bayrou s'il trouvait normal qu'elle se fasse passer devant maintes fois par des étrangers pour l'obtention d'un logement,est significatif.Bien entendu le bon François n'a su que répondre, et cet exemple d'injustice n'est pas un cas isolé et réveille le racisme. Il faut parfois du bon sens chez soi, pour pouvoir aider véritablement les autres chez eux.

  • Coutant, le 26/02/2007 à 16h43

    Bonjour Je suis tout à fait d'accord avec vos idées sur la politique, mais sincèrement, je ne vs vois pas président ce n'est pas une question d'âge, mais de " présentation" Sans rancune

  • Anne, le 26/02/2007 à 16h35

    Si LE PEN,n'obtient pas ses 500 signatures,je crainds fort de voir immerger un FN de pres de 30% aux legislatives,et donc une assemblee nationale a forte couleur de droite et d'extreme droite.situation ingerable,si d'aventure,Segolene Royal est elue presidente de la Republique.

  • Marco, le 26/02/2007 à 15h56

    Bravo m le pen pour vos idées si visionnaires et si justes!Un candidat représentant 20%des francais ne pas se présenter!ou est passé la démocratie?!!!!Je signale que l'anti démocratie est aussi pire que le racisme.Je suis scandalisé de voir des"duhamel" sanctioné pour avoir reconnu en privé son candidat favori, et par contre tous les journalistes eux ont pas le droit de dire leur avis mais par contre ont le droit de se montrer contre le pen et ouvertement à l 'antenne,mais ou est la justice la dedeans?J'espere être enfin publié!!!!!!!!!!!

  • Bean, le 26/02/2007 à 15h15

    Oui Lepen est un grand orateur : comme ça l'audience se focalise sur la forme du discours sans réfléchir au fond. Il reprend un des principes chers à l'extrème-droite: le national socialisme. Mais gardez à l'esprit que "le patriotisme, c'est l'amour des siens; le nationalisme, c'est la haine des autres"...

  • Franck, le 26/02/2007 à 13h41

    Fermons nos frontières, developpons notre force militaire, vivons en autarcie et partons en guerre contre l'Etranger. Bienvenu en Frankreich en 1933 ! Cette France me fait vomir...

  • SebSeg, le 26/02/2007 à 13h22

    Cet homme est contre l'avortement, pour la peine de mort, pour la fermeture des frontieres, homophobe crasse et révisionniste...Ceux qui vote pour lui savent ce qu'ils font...Welcome to Facholand...

  • Aigle, le 26/02/2007 à 12h53

    Le système de l'aval des maires est anti-démocratique, puisqu'il permet à des candidats représentant 5% des votes d'être candidats, tandis qu'il refoule ceux qui en représentent plus de 20%. N'oublions pas que dans notre pays la liberté d'expression est interdite de fait et que tout le monde crêve de trouille (merci la gauche suicidaire).

  • Clarisse, le 26/02/2007 à 12h31

    J'espere que Le Pen ne vas pas a nouveau nous faire honte. Rien de pire que d'entendre que la France est 'raciste' (je cite). Son discours est fantaisiste.

  • Philippe, le 26/02/2007 à 12h12

    A Louis de Toulouse, tu dis que l'électorat de Lepen est constitué de bouseux qui n'ont jamais rien vu. Désolé, je vais voter Lepen et je suis cadre supérieur. J'ai travaillé dans plus de 15 pays et c'est justement ce qui me fait penser qu'en France les gens marches sur la tête.

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