Débat participatif avec Ségolène Royal à Paris le 3 février 2007 © TF1-LCILe 11 février, beaucoup l'attendent avec impatience. Ce jour-là, Ségolène Royal doit présenter son programme, grâce à la synthèse qu'elle est en train de faire des débats participatifs organisés partout en France depuis quelques semaines. Une méthode qui lui est encore reprochée aujourd'hui -elle s'en est encore justifiée samedi soir lors d'un débat au QG du PS rue de Solférino : voir la vidéo- mais qui a surtout fait de cette date une sorte de date butoir dont le PS a essayé dimanche de démontrer qu'elle était un début et non une fin. Car l'importance donnée à cette date commence à faire peur à l'équipe Royal.
Le message commun de tous les lieutenants du PS était dimanche l'équipe Royal "ne mise pas tout" sur ce 11 février tant attendu, ainsi que l'a affirmé sur Radio J son co-directeur de campagne, François Rebsamen, justifiant la 'méthode Royal' "qui a consisté à entrer dans les profondeurs du pays, car on ne peut plus faire de la politique comme avant".
"Dès le 11 février, on part en campagne"
Disant comprendre "qu'il y ait un peu d'impatience", il a expliqué que la candidate socialiste présenterait ce jour-là -"qui effectivement est l'aboutissement d'un premier processus, celui d'écoute"- "sa vision, ses propositions pour la France". Même discours de la part de Jean-Louis Bianco, également co-directeur de campagne de Ségolène Royal. Invité sur Canal+ au même moment, il a expliqué que la présentation des "grandes orientations" de la candidate le 11 février serait "une étape importante, mais la campagne ne s'arrête pas là". D'autant qu'"il ne faut jamais tout miser sur une seule date".
C'est-à-dire ? Explication du Premier secrétaire du PS, François Hollande (lors d'un déplacement à Créteil) : "on va partir en campagne dès le 11 février, on l'est déjà, mais cette fois-ci sur nos propositions" après les avoir présentées. Et François Rebsamen a rappelé que Ségolène Royal avait "déjà fait des propositions, sur le logement, la jeunesse" et après, "je souhaiterais que l'on passe très vite au débat d'idées, à la compétition de projets".
"Tintin au pays des soviets"
Car, selon lui, il y a actuellement une "campagne systématique" contre la candidate socialiste et "la stratégie de Nicolas Sarkozy est assez simple, il veut faire campagne sur la campagne et non pas projet contre projet". D'ailleurs, il a estimé que le fichage par les RG de Bruno Rebelle relèvait de l'"affaire d'Etat". Accusant le candidat de l'UMP de "démagogie" et de "multiplier les promesses", il a demandé son départ du ministère de l'Intérieur, dénonçant "la confusion genres entre son rôle de ministre et sa fonction de candidat". François Rebsamen a aussi minimisé la récente série de sondages donnant Ségolène Royal battue par Nicolas Sarkozy : "ils sont bord à bord et on est très loin de l'élection présidentielle".
Quant à Jean-Louis Bianco, il a ironisé sur les discours de Nicolas Sarkozy envers les électeurs de gauche : "Il découvre les problèmes, il découvre la classe ouvrière, c'est Tintin au pays des soviets ! A 75 jours de l'élection il découvre qu'il y a une classe ouvrière, c'est un peu tard".
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