Ségolène Royal présente son programme le 11 février 2007 à Villepinte © TF1-LCI"La candidate existe, les socialistes l'ont rencontrée". Dans Libération, Jean-Michel Thénard donne le ton en revenant sur les doutes que la phase des débats participatifs lancés par Ségolène Royal avait fait naître au sein du parti, et affirme "la socialiste a réussi son pari de donner corps à sa démocratie participative qui inquiétait tant ses amis. Elle a débouché sur un projet où domine la Royal iconoclaste du printemps 2006. Celle qui avait secoué quelques tabous de la gauche."
Comme d'autres François-Xavier Pietri note dans la Tribune que pour la candidate socialiste "les 35 heures ont ainsi bien eu des effets négatifs (!), l'entreprise n'est pas forcément le démon, la dette est bel et bien " insoutenable", tout en rappelant "les multiples gages donnés à l'aile gauche du parti". Pierre Laurent estime lui aussi pour l'Humanité que "la candidate socialiste a décidé d'infléchir son discours à gauche".
"Il lui fallait s'imposer" Dans le Figaro, Alexis Brézet, même s'il reconnait que Ségolène Royal "a pourtant su installer avec son public des moments de vraie émotion", ne partage pas l'analyse. L'éditorialiste juge que "pour le reste, le miracle n'a pas eu lieu", estimant que "Royal a tenu la distance, mais son discours rendait un son curieusement désaccordé." Dans La Croix, François Ernenwein affirme que "Ségolène Royal est nettement entrée dans la campagne, faisant entendre sa différence par l'accent mis sur la qualité de son écoute."
Comme Jacques Camus de La République du Centre, certains éditorialistes s'interrogent sur cette "synthèse plutôt réussie, dont il ne reste désormais qu'à savoir combien ça coûte". A ce sujet, le ministre de l'économie Thierry Breton, a déclaré dimanche sur Europe 1 que les propositions de la candidate socialiste coûteraient "des milliards et des milliards" et qu'elles étaient "impossibles" à financer.
Dans Le Midi Libre, Michel Noblecourt voit que "Ségolène Royal a réussi la synthèse entre les valeurs de la gauche et les 'pépites des débats participatifs' ." Lui, comme d'autres, insiste sur le fait que la candidate "n'a abdiqué aucune de ses idées iconoclastes." Ce que Jacques Guyon résume dans La Charente Libre d'un : "il lui fallait s'imposer". Et, "entrer définitivement dans la peau d'une présidentiable, donc de quelqu'un qui choisit, qui tranche, qui ose, qui impose sa propre vision".
(D'après agence)
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