Marie-George Buffet, invitée de "J'ai une question à vous poser" sur TF1, le 12 février 2007 © TF1-LCILe Pen : "il faut faire cesser le torrent de l'immigration"
Le candidat du FN a repris son thème favori de l'immigration. "S'il n'y a pas de travail chez nous pour les immigrés, il faut qu'ils retournent chez eux, surtout que la plupart d'entre eux ne nous ont pas demandé l'autorisation de venir", a-t-il lancé, en rappelant qu'il était pour la "préférence nationale", que "tous les pays du monde pratiquent". "Si nous ne contrôlons pas l'immigration, elle finira pas nous submerger", a-t-il encore asséné. Il s'est néanmoins défendu "d'en vouloir aux immigrés". "Je suis contre la politique d'immigration menée par les gouvernements" successifs.
Jean-Marie Le Pen s'est également défendu d'être "raciste" et a précisé qu'il l'avait "démontré, non pas par des déclarations, mais par des actes". Il a ainsi raconté qu'à trois reprises au moins dans sa carrière politique il avait présenté aux élections des candidats noirs ou d'origine arabe. Il a aussi indiqué qu'un couple noir, dont l'homme est décédé récemment, avait élevé ses enfants, et rappelé un épisode de sa vie militaire, en Egypte, où il avait fait enterrer des soldats locaux en prenant soin de respecter l'usage musulman.
Autre cible habituelle du leader du Front national : l'Europe, à cause de qui "nous ne sommes plus maîtres de nos frontières". Conséquence selon lui : "Nous sommes sans défense face à l'immigration massive et à l'importation massive de produits qui coûtent moins cher. Les entreprises ferment ou se délocalisent".
Son intervention en intégralité
Buffet : "redistribuer l'argent"
La candidate communiste a affirmé qu'il faudrait "redistribuer l'argent dans le pays" et "augmenter les salaires", avec une hausse du Smic à 1.500 euros. Parmi ses priorités, elle a cité la "lutte contre la précarité", en "interdisant plus de 5% de travaux précaires" dans une entreprise. Elle a abordé "l'accès à la santé", qui actuellement "n'est pas universelle", "le droit au logement" qui nécessite "la construction de 600.000 logements sociaux dans les cinq ans qui viennent", et "beaucoup d'efforts" en faveur de l'éducation nationale dont le budget "devrait passer à 7% du PIB".
A propos des 35 heures, la candidate a estimé que si quelqu'un "veut travailler plus", il devrait pouvoir le faire, mais il faut "donner des droits, il faut une durée légale du travail" et il faut "bien rémunérer les 35 premières heures". En matière de réforme fiscale, elle a défendu une hausse de l'ISF, une augmentation de "cinq à dix des tranches" de l'impôt sur les revenus, le "retrait du bouclier fiscal" et "une modulation" de l'impôt sur les sociétés.
Son intervention en intégralité
Villiers : "perpet', c'est perpet'"
Abordant la justice, le candidat MPF a souhaité que la peine de mort demeure "un affichage symbolique, au sommet de l'échelle des peines". Il a aussi critiqué le fait que les peines de perpétuité sont rarement appliquées.
Concernant l'immigration, il s'est prononcé pour l"arrêt des flux migratoires". Selon lui, il faut "résoudre le problème avec de la fermeté chez nous et de la générosité en amont", en citant l'exemple de co-développement avec Madagascar, le Bénin et le Maroc.
Il s'est dit également favorable à un "service patriote obligatoire", destiné à devenir un "creuset civique" pour les jeunes Français. Ce service, qui pourrait durer "six mois", s'effectuerait "dans les armées" face aux "nouvelles menaces dont le terrorisme", ou "au service du co-développement", dans les pays de la Francophonie.
Son intervention en intégralité
Besancenot : l'armée dans le viseur
Interrogé sur son action pour la Défense s'il était élu, il a vivement critiqué le fait que le budget militaire ait "augmenté de 10 milliards en 5 ans". Il a notamment proposé de réaffecter les crédits au service publics et à l'éducation et de rapatrier les troupes françaises présentes en Afrique.
Quant au service civique, il a rappelé que "différents projets" ont été évoqués. "Il y en a qui proposent un service militaire relooké", et "d'autres le présentent comme un premier pas à l'étrier dans le monde du travail, mais pour cela, j'ai une autre solution que j'appelle l'allocation d'autonomie et d'études", a-t-il affirmé. Cette allocation serait destinée à "tous les jeunes qui cherchent à s'insérer professionnellement ou qui font des études", a-t-il dit. Il a estimé que cette allocation devrait être de "700 euros" et concerner notamment les jeunes des "quartiers populaires".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




