Bruno Rebelle © TF1/LCI Bruno Rebelle, membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal et ex-directeur de Greenpeace France, a dénoncé samedi des "tentatives de déstabilisation de l'équipe" de la candidate PS, après avoir consulté à la Cnil le dossier des Renseignements généraux le concernant. Bruno Rebelle a affirmé n'y avoir trouvé aucun des éléments sur sa vie privée qui ont filtré dans la presse, après une heure et demie de consultation avec son avocat et en présence de policiers des RG et de deux magistrats de la la Cnil.
"Dès l'instant où il est connu publiquement que j'ai rejoins l'équipe de Ségolène Royal le 4 janvier, que les investigations se poursuivent, que dans une note du 22 janvier, les services reconnaissent que je ne suis plus en fonction dans l'organisation Greenpeace, que d'autres informations vont être communiquées à la presse le 24 janvier, il y a effectivement abus dans le sens où ces investigations n'auraient jamais dû avoir lieu", a argumenté Bruno Rebelle.
"Incohérence" du dossier
Démonstration selon lui qu'il y a "effectivement tentatives de déstabilisation de l'équipe de Ségolène Royal". Bruno Rebelle a en outre dénoncé l'"incohérence d'ensemble" de son dossier, concernant notamment des "dates" et "la nature des informations". "Aucune des informations concernant l'intimité de ma vie privée, qui ont été communiquées à la presse par des sources qui restent à identifier, ne figure dans le dossier qui m'a été communiqué, ce qui n'est pas une surprise, je ne m'attendais pas à voir ces éléments-là puisque ce sont effectivement les plus compromettants", a-t-il souligné.
"Il va bien falloir que nous comprenions cela, c'est pour cela qu'il y a une plainte en justice (déposée le 26 janvier, ndlr), un juge d'instruction sera nommé dans les jours qui viennent et j'attends beaucoup que la justice fasse la lumière intégrale sur cette affaire", a-t-il ajouté. Selon lui, les RG sont "embarrassés par cette affaire aujourd'hui, il y a le sentiment qu'ils ont outrepassé leur mandat, soit volontairement et sciemment en faisant une investigation sur un membre d'une équipe de campagne politique alors qu'ils n'ont pas à le faire, soit par incompétence, ce que je n'ose pas imaginer", a-t-il dit, en référence à son départ de Greenpeace fin 2006, qui aurait dû mettre fin au suivi de ses activités. Depuis les premières révélations du Canard Enchaîné, le 24 janvier, cette affaire enflamme la classe politique. Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, également candidat UMP à l'élection présidentielle, a formellement démenti être à l'iniative de cette enquête.
(D'après agence)
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