Royal dans le fief parisien de Delanoë

le 06 février 2007 à 02h28 , mis à jour le 06 février 2007 à 02h37

La candidate socialiste tient meeting mardi soir, aux côtés du maire de Paris qui s'engage dans la campagne.

TF1/LCI Ségolène Royal, lors d'un "débat participatif" à Roubaix, le 19 janvier 2007Ségolène Royal, lors d'un "débat participatif" à Roubaix, le 19 janvier 2007 © TF1/LCI

Les apparitions de Ségolène Royal vont se faire très rares cette semaine. Elle se consacre à la finalisation de son programme présidentiel qu'elle dévoilera dimanche prochain. "Dimanche à Montreuil, elle va jouer gros" reconnaît son directeur de campagne Jean-Louis Bianco, même si ses proches tendent à faire diminuer la pression sur cette date devenue clé. Seule entorse à cet agenda studieux, un meeting parisien mardi soir, dans le 13ème arrondissement. A ses côtés, le maire de Paris Bertrand Delanoë tiendra sa première réunion publique et devrait évoquer les questions internationales. Le thème choisi par la candidate socialiste pour ce meeting est la nation et l'Etat.  Présenté dans un premier temps comme un débat participatif, la réunion de mardi à la Halle Carpentier ressemblera finalement à un meeting classique, avec une apparition de l'acteur Philippe Torreton.

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë sur une même estrade, c'est un signal de début de mobilisation des "éléphants" du PS jusque là tenus à l'écart de la campagne socialiste. Même Lionel Jospin avait été invité à cette soirée par la présidente de Poitou-Charentes mais ses proches ont fait savoir qu'il n'était pas disponible mardi soir. Interrogée par Le Monde sur cette absence, Ségolène Royal a vivement réagi : "Ne rapetissez pas la politique. Il peut y avoir une colère des Français".

Les ex-rivaux de Royal en renfort

Face à la pression de la droite et de mauvais sondages, d'anciens adversaires internes de Ségolène Royal montent au créneau. Bras droit de Laurent Fabius, Claude Bartolone l'a comparée dimanche à Aimé Jacquet, dont la méthode avait désarçonné les tenants du classicisme footballistique en 1998 avant de conduire les Bleus à la victoire. Le député de Seine-Saint-Denis tiendra l'un des points de presse quotidiens de campagne de cette semaine, marchant dans les pas de Jean-Christophe Cambadélis, principal lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, annoncé au siège du PS mardi.

La riposte s'organise également pour la fin du mois : Ségolène Royal et Laurent Fabius feront meeting commun le 24 février en Seine-Maritime et l'entourage de la candidate travaille à un meeting aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, en banlieue parisienne.

le 06 février 2007 à 02:28
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