Ségolène Royal et Laurent Fabius en 2007 © TF1/LCIC'est le temps des retrouvailles et des réconciliations. Ségolène Royal et Laurent Fabius ont appelé samedi les socialistes au rassemblement lors d'un meeting commun au cours duquel la candidate du PS, du MRC et du PRG a dit vouloir bâtir "la gauche du XXIe siècle". "Je veux bâtir avec vous tous la gauche moderne, celle du XXIe siècle", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes devant environ 6000 personnes réunies au Zénith de Grand-Quevilly, en Seine-Maritime, fief de Laurent Fabius.
Devant une foule enthousiaste, elle a défendu une "gauche moderne et efficace" qui s'appuie sur "des valeurs de gauche adaptées pour accompagner ces mutations, pour apaiser les inquiétudes". Assurant qu'elle s'inscrivait dans le sillage de François Mitterrand, Léon Blum et de l'ensemble des gouvernements socialistes, citant Lionel Jospin et Pierre Bérégovoy, elle a expliqué que cette gauche n'oublie "ni les luttes ouvrières, ni les conquêtes sociales", ne renonce pas "à l'égalité réelle", "n'en rabat pas sur la laïcité et les services publics" et a "les yeux ouverts sur la réalité".
Ségolène Royal s'est d'autre part déclarée "heureuse de ce jour qui marque un rassemblement de la famille socialiste" autour d'elle et de son ex-rival. Elle a exprimé "l'intention de rassembler bien au-delà tous ceux qui veulent simplement que ça change, tous ceux qui veulent que la France se relève".
"Monsieur Supercherie"
Laurent Fabius, candidat malheureux à l'investiture socialiste, a également appelé à l'union. "Désormais, chère Ségolène, c'est une pour tous et tous pour une", a martelé le député de Seine-Maritime, assurant : "Nous sommes ici rassemblés dans le même esprit offensif et amical pour dire notre souhait que d'ici peu de semaines, la présidente de la République s'appelle Ségolène Royal".
Il a estimé que la victoire de la candidate PS n'était "pas une hypothèse" mais "une nécessité". Ce qui est attendu, "notamment des plus humbles", c'est "un nouveau message de la France", a-t-il expliqué.
Laurent Fabius a par ailleurs porté la charge contre Nicolas Sarkozy et François Bayrou, surnommant une nouvelle fois le candidat de l'UMP "Monsieur Supercherie" et critiquant le "confusionnisme" du candidat de l'UDF qui apporterait selon lui à l'UMP des voix d'électeurs de gauche "abusés". "Il n'est pas question, en particulier si on se souvient du 21 avril 2002, de faire de dispersion des voix", a-t-il ajouté.
D'après agence
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