Sarkozy invité de TF1 © TF1
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Devant plus de 8,241 millions de téléspectateurs, le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy s'est efforcé lundi soir de répondre très concrètement aux questions de 100 Français en inaugurant la nouvelle émission politique de TF1. Alternant explications précises et formules de campagne, le candidat de l'UMP a illustré pas à pas son programme et précisé son agenda : il quittera le ministère de l'Intérieur "un peu plus d'un mois" avant l'élection présidentielle, soit au courant du mois de mars.
Tabac : un régime spécial pour les cafés-tabacs des très petites communes
Nicolas Sarkozy s'est déclaré favorable à l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics, mais il s'est dit prêt à réfléchir à un régime spécial pour les cafés-tabacs des très petites communes.
Retraites : "Je ferai la réforme des régimes spéciaux"
"Si je suis élu président, je ferai la réforme des régimes spéciaux" de retraite, a-t-il réaffirmé. "Il n'y a pas de raison que certains Français cotisent 40 ans, d'autres 37,5 ans. Ce n'est pas normal. On doit les porter à 40 ans, dégager des marges de manoeuvre et les trois millions de retraités qui ont à peine le minimum vieillesse, on doit les augmenter". "Il y a des métiers où on part à la retraite entre 55 et 58 ans", "ce n'est pas la même chose de piloter un TGV et de conduire une machine à vapeur comme on le faisait au début du siècle précédent."
Pauvreté : "Pas un seul minima social accordé à un pauvre sans travail"
Le candidat UMP a dénoncé "une nouveauté, d'autant plus scandaleuse : être pauvre alors qu'on travaille". "Les pauvres sans travail, il faut tout faire pour leur trouver une activité. Mais j'ai proposé qu'il n'y ait pas un seul minima social accordé à un pauvre sans travail sans qu'on lui demande en contrepartie une activité".
Emploi : "Le travail doit rapporter davantage que l'assistance"
"Je propose qu'on ne puisse pas refuser deux offres d'emplois successives qui correspondent à vos formations parce que les indemnités sont payées pour ceux qui travaillent", a-t-il ajouté. Selon lui, "il faut tout faire pour que le travail rapporte davantage que l'assistance", assurant que "le problème économique de la France, c'est que le travail ne paie pas assez".
Logement : "déduire les intérêts d'emprunt'
"Chaque Français devait pouvoir posséder son logement", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Je veux déduire les intérêts d'emprunt" pour faciliter l'achat de logements, a-t-il dit. "Il n'y a aucune raison que les classes moyennes soient déclassées à ce point là", a-t-il lancé.
Prix de l'essence
Il a trouvé "anormal" que les compagnies pétrolières ne répercutent pas les baisses de prix du pétrole.
Droits des homosexuels : "Je veux défendre les minorités"
Longuement interpellé par deux homosexuels, il assuré: "Je veux défendre les minorités parce qu'elles ont des droits, mais je ne veux pas accabler la majorité". "Je n'accepte pas qu'on me dise homophobe parce que je refuse l'adoption par les couples homosexuels", a-t-il ajouté.
Communautarisme : "Vous n'êtes pas plus algérienne que moi hongrois"
Nicolas Sarkozy a eu un échange animé avec une Française d'origine algérienne, qui s'est définie comme "algérienne", et à qui il a fait remarquer qu'elle n'était pas plus algérienne que lui hongrois. Cette habitante de Lille lui reprochait d'avoir nommé à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM) "un Algérien", alors que "la majorité des musulmans sont marocains".
George Bush : "On n'est pas obligé d'être d'accord sur tout"
"Je souhaite qu'on parle aux Etats-Unis comme à des amis, mais comme avec des amis, on n'est pas obligé d'être d'accord sur tout et donc on doit pouvoir leur dire 'non''", a-t-il déclaré. Nicolas Sarkozy a rencontré la président George W. Bush en septembre dernier à Washington. "Le fait que je serre la main d'un président d'une grande démocratie ne veut pas dire que j'accepte tous ses choix", a-t-il dit.
L'Iran : "Une intervention militaire ne serait pas judicieuse"
Nicolas Sarkozy a affirmé qu'une intervention militaire contre l'Iran "ne serait pas judicieuse, alors même que les sanctions" contre ce pays "sont en train peut-être de commencer à porter leur fruits". "Je pense qu'une annonce de cette nature ne serait pas judicieuse alors même que les sanctions sur l'Iran sont en train peut-être de commencer à porter leurs fruits, puisque le président iranien a perdu les élections municipales", ce dont "je me réjouis", a affirmé M. Sarkozy.
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