Sarkozy : "la France ne peut rien sans l'Europe"

Par , le 21 février 2007 à 21h07 , mis à jour le 21 février 2007 à 22h45

En meeting à Strasbourg mercredi soir, il a plaidé pour une Europe qui "ne doit pas être le cheval de Troie de la mondialisation".

Nicolas Sarkozy, en meeting à Strasbourg le 21 février 2007Nicolas Sarkozy, en meeting à Strasbourg le 21 février 2007 © TF1-LCI

Plus un soir sans meeting. Après Ségolène Royal mardi soir à Rennes, Nicolas Sarkozy était mercredi soir à Strasbourg, pour parler d'Europe. Prenant pour référence les actions pour l'Europe Jean Monnet -dont il se "sent l'héritier"-, du général De Gaulle -qui "a accompli la vraie réconciliation avec l'Allemagne"- ou encore de Maurice Schumann, le candidat de l'UMP a dit vouloir relancer l'Europe "contre la mondialisation".

Selon lui, "la crise de l'Europe n'est pas Néerlandaise, pas Française, elle est Européenne. La crise n'est pas institutionnelle, elle est politique, elle est morale, elle est culturelle. C'est une crise de la civilisation européenne", qui est "responsable du rejet de la Constitution". "L'Europe est un idéal" auquel il n'a "pas l'intention de renoncer au prétexte qu'il y a une incompréhension entre l'Europe et tant de nos compatriotes", a-t-il expliqué devant quelque 7.000 personnes qui scandaient "Sarko président", se disant "Européen de coeur, de raison, de convictions".

"Les Etats-Unis savent protéger et promouvoir leurs intérêts"

C'est pourquoi, cette crise "grave" doit "être résolue sans attendre", sinon "l'Europe risque de mourir". Or "la France ne peut rien sans l'Europe". Mais "si l'Europe ne change pas, il n'y aura plus d'Europe". Pour "débloquer l'Europe institutionnellement", il a redit qu'il voulait soumettre pour ratification au Parlement un "traité simplifié de nature institutionnelle", ceci "dès l'été 2007".

Redisant son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'UE, Nicolas Sarkozy a ensuite affirmé : "Si je suis élu, je défendrai une Europe politique, donc une Europe qui a des frontières", mais aussi une "Europe économique". "Les Etats-Unis savent protéger et promouvoir leurs intérêts (...) Ce que les Etats-Unis font, pourquoi l'Europe ne le ferait-il pas ?", s'est-il interrogé, mettant en garde "tous les candidats" contre toute "démagogie" sur la question européenne.

Par Diane Heurtaut le 21 février 2007 à 21:07
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17 Commentaires

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  • GUGU, le 22/02/2007 à 10h02

    Bravo Monsieur SARKOZY, vous avez raison de défendre l'Europe, l'union fait la force!

  • Yvon, le 22/02/2007 à 09h42

    Sarko sera le supplice de la gauche comme il l a ete pour son pere....qui s appelait PAL je crois.

  • Ben, le 22/02/2007 à 09h39

    La constitution européenne a été rejeté par complète méconnaissance de sa réel fonction. A oui c'est sur que le traité était trop complexe... beaucoup trop pour le cerveau d'un français moyen... Là je suis complètement d'accord avec ce que propose M. Sarkosy.

  • Nicolas, le 22/02/2007 à 09h13

    L'Europe retrouve enfin la place qu'elle mérite dans la campagne. Entre celle qui va va puiser son inspiration en Chine (sa justice efficace...) et ceux qui imaginent encore la France comme un village de Gaulois, Sarkozy a trouvé le ton juste et réaliste.

  • Michel, le 22/02/2007 à 09h10

    Il serait grand temps de mettre un terme à cette situation européenne. sarkosy à raison. Il faut que les français arrêtent de regarder passer le train.

  • Eurolivier, le 22/02/2007 à 09h08

    En voulant faire voter par le Parlement un traité institutionnel, Nicolas prend le risque de raviver le clivage oui/non et l'affrontement entre les uns et les autres. Par ailleurs, comment peut-il prévoir que la majorité parlementaire lui est d'ores et déjà acquise ?!!!

  • Eurolivier, le 22/02/2007 à 08h56

    Passez outre la décision souveraine du peuple français, c'est un déni de démocratie !

  • Claude, le 22/02/2007 à 08h45

    Combien aujourd'hui ne croient plus en l'Europe ou n'y on jamais cru , Mr Sarkosy a t'il une idée de ce qu'en pense une majorité de la population aujourd'hui .Il y a celui qui veut nous faire travailler jour et nuit pour gagner plus jusqu'à ce que mort s'en suive (la retraite le plus tard possible) et celle qui est prète à tout donner en prenant dans notre poche , plus celui qui se trouve entre les deux j'ai bien du mal à savoir pour qui voter , dans l'absolu peut-ètre pour personne , on fera avec comme depuis toujours .

  • Miaou, le 22/02/2007 à 08h27

    Un discours incohérent et mal construit, des passages plutôt choquants sur l'immigration et la colonisation, et surtout un nombre incroyable de contradictions: la monnaie est surévaluée et il faut arrêter de lutter contre l'inflation, Napoléon avait une grande idée de l'Europe, de Gaulle était un européen convaincu, il faut arrêter de faire de l'Europe un bouc émissaire et tout est de la faute de la BCE, les paysans devaient produire plus, et enfin les traders londoniens font de la spéculation sur les entreprises françaises, dont Alstom, qui comme chacun le sait se situe à Belfort... en Lorraine.

  • Hervé, le 22/02/2007 à 08h08

    Au moins cette campagne l'aura ouvert à des réflexions qu'il n'a surtout pas eues depuis 5 années passées au gouvernement. Pourquoi n'a-t-il jamais développé cette approche ? sachant que le traité dans sa forme actuelle est déjà ratifié par bon nombres de pays. Et la remise en cause de l'indépendance de la BCE, il ne l'a pas évoqué, Etonnant ! "le gouvernement, tu l'aimes ou tu le quittes, non ?".

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